Syrie, Irak, Libye… Comment faire du business dans ces pays à risques?

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« …et je le déclare mon ennemi. »

Le Willem du jour

Une région de Syrie face à la pire crise de malnutrition infantile depuis 2011

Famine.

Les enfants de la Ghouta orientale, région rebelle assiégée en périphérie de Damas, subissent actuellement la pire crise de malnutrition en Syrie depuis le début de la guerre en 2011, a rapporté l’Unicef.

«Une récente étude menée (…) dans la Ghouta orientale début novembre révèle que le taux d’enfants de moins de cinq ans souffrant de sévère malnutrition est de 11,9%, soit le plus haut taux jamais enregistré en Syrie depuis le début de la guerre», a indiqué dans un communiqué le Fonds des Nations unies pour l’enfance.

 

Syrie, Irak, Libye… Comment faire du business dans ces pays à risques?

 

Syrie : derrière la ligne rouge de l’embargo

32 minutes (RÉ)ÉCOUTER

 

L’embargo sur la Syrie, depuis 2011, est largement violé. Entre détournements, magouilles et business, certaines entreprises préparent déjà la reconstruction.

Business, détournement de matériels, arrangements… les conséquences de l’embargo sur la Syrie – un reportage de Philippe Reltien

-07’24

L’embargo sur la Syrie est décidé en 2011 par les 28 pays membres de l’Union européenne, en réaction à la répression de Bachar Al-Assad contre son peuple. Il existe aussi des sanctions des Etats-Unis et de l’ONU. Parmi la liste des produits interdits à l’exportation et à l’importation :

  • les armes et les technologies pouvant servir à la répression ; les matières premières : gaz, pétrole ;
  • les produits chimiques ;
  • les œuvres d’art ;
  • toutes les transactions financières avec les banques syriennes, y compris la Banque centrale.

Plus de 200 sociétés et proches du régime syrien sont sur une « liste noire », visés par ces sanctions.

Un business autour de l’aide médicale :  révèle le en 2016, le journal The Guardian révèle que 8 agences de l’ONU ont distribué pour plusieurs milliards de dollars d’aide, détournés par des structures contrôlées par le régime de Damas.

Lafarge. Trois cadres de Lafarge ont été placés en garde à vue dans l’enquête sur les activités en Syrie du cimentier, soupçonné d’avoir indirectement financé des groupes jihadistes, dont l’Etat islamique (EI).

Lafarge a continué son activité jusqu'en septembre 2014, alors que les troupes djihadistes entouraient la zone depuis 2013.

Lafarge a continué son activité jusqu’en septembre 2014, alors que les troupes djihadistes entouraient la zone depuis 2013. (CAPTURE D’ÉCRAN GOOGLE EARTH)

LAFARGE : UN SCANDALE D’ETAT !

Un ex-employé de Lafarge Syrie explique les conditions de travail dangereuses d

Activités de Lafarge en Syrie : trois cadres du cimentier en garde à vue

Enquête.

Trois cadres de Lafarge ont été placés en garde à vue dans l’enquête sur les activités en Syrie du cimentier, soupçonné d’avoir indirectement financé des groupes jihadistes, dont l’Etat islamique, a appris l’AFP de sources proches du l’enquête.

Ils sont entendus par le Service national de douane judiciaire, chargé de l’enquête, ont précisé ces sources, confirmant une information de France Inter. Les enquêteurs s’attachent à déterminer les liens qu’a pu entretenir Lafarge, notamment avec l’EI, pour continuer à faire fonctionner en 2013 et 2014 sa cimenterie de Jalabiya (nord du pays), en plein conflit syrien. Parmi les trois gardés à vue, se trouvent deux ex-directeurs du site, d’après des sources proches du dossier.

A lire en intégralité sur Libération.fr 

Premières gardes à vue chez Lafarge après deux jours de perquisition

Enquête.

D’après France Inter, plusieurs cadres de Lafarge sont convoqués ce mercredi par le service national de douane judiciaire et risquent une mise en examen pour financement du terrorisme et mise en danger d’autrui. Mardi et mercredi, une perquisition a été menée au siège parisien du cimentier, soupçonné d’avoir indirectement financé des groupes jihadistes en Syrie, dont l’organisation Etat islamique.

L’enquête, menée depuis juin par trois juges d’instruction des pôles financier antiterroriste de Paris, doit déterminer si le géant du ciment a transmis ou non de l’argent à certains groupes, notamment l’EI, pour continuer à faire fonctionner en 2013 et 2014, malgré le conflit, la cimenterie de Jalabiya (nord du pays). Les enquêteurs cherchent aussi à savoir si des responsables de l’entreprise en France ont eu connaissance de tels accords et du danger qu’ils ont pu faire courir aux employés syriens sur place.

Vu sur France Inter 

Superpatron de la sûreté

Lafarge est pourtant aguerri à ce type de situation. Avec le rachat de l’égyptien Orascom, fin 2007, le groupe s’est trouvé à la tête d’un vaste réseau d’usines en Afrique et au Moyen-Orient. Le géant français -qui réalise un tiers de son résultat dans la zone- se dote d’ailleurs, dès 2008, d’un super patron de la sûreté, Jean-Claude Veillard, un ancien capitaine de frégate des commandos de marine. Ces pays, chauds, nécessitent une vigilance quotidienne. Rien qu’en 2014, Lafarge a vu l’EI incendier son usine syrienne, bloquer les routes de celles du Kurdistan irakien, et Boko Haram en attaquer une autre au Nigeria. Avec une addition salée : 385 millions d’euros de dépréciations.

De la Picardie à Alep, comment du sucre français a servi à faire des roquettes pour l’EI

Des dizaines de tonnes de sorbitol, issues des entrepôts du groupe Tereos, ont servi à la fabrication d’armes. Le « JDD » a raconté cet improbable trajet. Des dizaines de tonnes de sucre, fabriquées dans une usine française, découvertes dans des hangars de fabrication d’armes artisanales de l’organisation Etat islamique (EI) en Irak. Le Journal du dimanche (JDD) a raconté, en détail, l’improbable trajet de cette substance : sa vente légale mais aussi la contrebande qui a défié tous les radars, puis son utilisation méthodique, presque industrielle, par le groupe terroriste pour fabriquer les armes qui serviront lors des plus grandes batailles des deux dernières années en Syrie et en Irak.

Le journal s’est appuyé sur les travaux, à paraître le 20 décembre, du Conflict Armament Research (CAR), une ONG qui surveille les mouvements d’armes et de munitions dans le mondeet les répertorie dans une basse de données financée par l’Union européenne.

Ce qui a intéressé l’agence était le sorbitol, « un ingrédient trouvé par quantités colossales dans les dépôts de munitions de Daech ». Un mélange de sorbitol et de nitrate de potassium est suffisant pour fabriquer du carburant pour des roquettes.

Une production massive et bureaucratisée

Sur YouTube, on peut trouver des démonstrations en tapant « candy rockets », littéralement roquettes en sucre. Il faut en moyenne un kilo de sorbitol pour lancer un engin sur une centaine de mètres.

La production de roquettes de l’EI, lorsque cette organisation contrôlait une bonne partie du territoire de l’Irak, avait beau être artisanale, elle était massive et bureaucratisée. Lors de leur fuite, les djihadistes ont laissé « au moins 78 tonnes » de sorbitol, découvertes depuis 2016 par le CAR près des villes de Mossoul et Tal Afar.

Or, écrit le JDD, « sans aucun doute, ce sorbitol arrive de France (…) Au fil du temps, nous avons reconstitué le scénario du road trip qui avait rendu ces livraisons possibles » :

« Ainsi, de manière inédite, cet Etat autoproclamé a industrialisé le recours au terrorisme en apportant le plus grand soin à ses besoins logistiques. Une méconnaissance de ce fonctionnement a pu faciliter son développement », conclut le JDD.

Sur son site, CAR livre d’autres détails de cette industrialisation dans ses anciens rapports. Elle ne se limite pas au sucre français. Elle est globalisée, allant de précurseurs chimiques obtenus en Turquie, en Belgique, au Brésil ou en Roumanie, des détonateurs en Inde ou au Liban, des antennes-relais au Japon et des téléphones au Vietnam et en Finlande.

COMPTE RENDU De la Picardie à Alep, comment du sucre français a servi à faire des roquettes pour l’EI 15 Big Browser

 

A chaque fois, la même question: rester ou partir? La première étape, la plus « facile » pour l’entreprise, ne remet pas en cause l’activité: le rapatriement des expatriés et leurs familles. Les commerciaux envoyés dans ces zones sont remplacés par des sous-traitants locaux, des « cross-expatriés » dans le sabir des affaires, souvent des Libanais, des Jordaniens, des Egyptiens. « C’est très cynique, mais ils ont le double avantage d’être des cibles moins évidentes et d’accepter des missions à risques, explique un spécialiste de la sécurité. Ils sont aussi de mieux en mieux formés. » Ultime recours : des ingénieurs un peu têtes brûlées recrutés dans le monde entier par des sociétés spécialisées, comme Geos, pour le compte de l’entreprise. Les choses se corsent quand il faut passer à l’étape suivante : le shut down, qui ne laisse qu’une poignée de locaux chargés de maintenir le site en veille, en « mode skeleton » selon le terme consacré. Politiquement d’abord, le départ est un message à manier avec précaution : « Cela sous-entend que vous n’avez plus confiance dans la capacité des autorités à assurer la sécurité sur leur propre territoire, ce qui peut être très mal perçu », souligne Alexandre Hollander, patron de la société de sécurité privée Amarante. Economiquement, ensuite. On imagine l’hésitation du chef d’entreprise qui, comme pour Lafarge en Syrie, y a investi 600 millions d’euros. Jean- Pierre Vuillerme, ex-directeur de la sûreté de Michelin, se souvient des années noires algériennes : « Lorsque Michelin a laissé son usine sous le gardiennage de 60 locaux, on ne se doutait pas que ça durerait neuf ans, de 1992 à 2001 ! » Plus récemment, en avril 2015, lorsque Total a dû évacuer son site gazier au Yémen à l’approche des rebelles houthis, il y réalisait en moyenne environ 14 millions d’euros de chiffre d’affaires par jour.

Face à cette menace croissante, les gros bras du business musclent leurs états-majors. Total a récemment nommé l’ancien directeur général de la gendarmerie nationale, Denis Favier, directeur de la sûreté. Au-delà des zones de guerre, il s’agit de répondre à une menace diffuse bien plus large que les seuls conflits armés : prises d’otages, criminalité organisée, racket. « En ce moment, les grands défis sont au Venezuela, où on se tire dessus pour de la nourriture, l’Afrique du Sud, certaines parties du Mexique, et de plus en plus de pays asiatiques, tels les Philippines ou le Bangladesh », souligne Kamelia Odeimi, responsable du pôle analyse des risques d’Amarante.

Gare aux partenaires locaux

Comment éviter le shut down ? Le général Didier Bolelli, reconverti chez Geos, en est sûr : « La sécurité n’est plus un mal nécessaire mais un besoin économique. Elle seule donne l’opportunité de continuer le business. » Jean-Pierre Vuillerme a justement monté pour l’agence Adit en 2010 le Centre français des affaires à Bagdad, qui héberge, en zone rouge, une quinzaine de sociétés, comme Thales, Alstom, Schneider ou Sanofi. Il constate : « Faire des affaires dans ces pays dégradés exige d’abord de se trouver un partenaire local de confiance, et un financement transparent et traçable. » A éviter : les « specially designated nationals », ces 9.000 personnes blacklistées par les Etats-Unis. Et connaître le « bénéficiaire économique ultime » de toute transaction, pour ne pas financer sans le savoir une faction armée, un membre du gouvernement ou sa famille, ou toute sorte de fiducie ou trust. « Un deal-breaker absolu », prévient Jean-Pierre Vuillerme.

Reste l’ultime obstacle: la bonne application sur le terrain de ces règles édictées par le siège. Pour Bertrand Bonnet, professeur en management des risques à l’Edhec, « les patrons français ne sont pas encore assez sensibilisés à ces enjeux. Ils ont souvent tendance à ‘externaliser’ la responsabilité sur un directeur de la sûreté. » Il ajoute : « Malgré leurs beaux discours, ils persistent à sanctionner le dirigeant de filiale sur sa performance purement économique. Au risque qu’il s’assoie sur les règles éthiques… » Lafarge Holcim a annoncé le 27 juin qu’il diligentait une enquête interne. Pas sûr que la justice française et le département de Justice américain s’en contentent.

SOURCE : AMARANTE

 

Alice Mérieux et Vincent Lamigeon
Jean de la Fontaine -Les animaux malades de la peste – Lecture en ligne

 Les animaux malades de la peste – Indigné révolté

Source Syrie, Irak, Libye… Comment faire du business dans ces pays à risques?, 27 novembre 2017 Le business comme un sport de combat

Syrie : derrière la ligne rouge de l’embargo Par Enkolo dans Accueil le 

Capitalisme : Le triomphe de l’argent roi – citoyen actif – 20minutes-blogs,Comment faire du business dans ces pays à risques? Publié le 03/12/2017 à 20:36 par saltabank

Comment faire du business dans ces pays à risques?

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