Le Mali

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Pour la ministre des armées en visite au Mali, « la France fait fléchir le djihadisme »

Venue réveillonner à Tessalit avec 200 soldats de « Barkhane », Florence Parly veut que « le Sahel prenne sa sécurité en main ». compte rendu.

 

nExtrait « La guerre de l’ombre au Sahara » – ARTE – YouTube

On ne vaincra jamais l’idéologie salafistes par la force brute. Il y a onze ans, les Etats-Unis suivis par le monde entier, lançaient la guerre en Afghanistan. Sans débats. Sans l’ombre d’un doute. Comme un acte de légitime défense, après lesattaques du 11 septembre 2001. Aucun discours officiel n’a résisté à l’épreuve des faits. Tous les acteurs du conflit, racontent et démontent l’engrenage d’une guerre. Afghanistan, le prix de la vengeance 2012 – YouTube : Afghanistan, le prix de la vengeance – l’Indigné 

Les pays sahéliens se mobilisent face à l’union des djihadistes sous la bannière d’Aqmi

Cinq pays du Sahel ont décidé de se doter d’une force militaire conjointe de 5000 hommes pour lutter contre les organisations terroristes, qui se sont regroupées pour mutualiser leurs actions.

L’objectif est « d’accroître la mobilisation au profit du G5 Sahel sur les plans militaire, politique et financier », explique l’Elysée. « C’est une initiative qui monte en puissance, mais il y a un problème de rythme », a expliqué, mercredi 13 décembre, la ministre française des armées Florence Parly sur la radio RFI. « Il faut aller plus vite. (…) L’objectif est de pouvoir avancer plus vite sur le financement et de structurer le volet militaire », a-t-elle expliqué.
Son rôle est de reconquérir et de sécuriser les zones où les groupes extrémistes mènent « des actions par surprise » avant de s’évanouir dans l’immense désert sahélien, une région aussi vaste que l’Europe« Elle fait partie de ces forces africaines de nouvelle génération qui s’imposent de plus en plus dans un contexte international marqué par l’érosion du concept onusien de maintien de la paix, inadapté à des conflits asymétriques dont le terrorisme est l’une des composantes principales », indique International Crisis Group dans un rapport publié mardi.

L’heure est au rassemblement des forces. Du côté des cinq États du Sahel qui tentent de mettre sur pied des unités combattantes communes, comme du côté des mouvements djihadistes, qui se sont regroupés pour mutualiser leurs actions. Avec l’opération «Serval», l’armée française, il y a cinq ans, avait cassé les reins des terroristes islamistes régnant dans le nord du Mali. Le danger avait très fortement baissé en intensité, pour le plus grand soulagement des pays voisins, le Niger, la Mauritanie, le Burkina Faso et le Tchad, qui, avec le Mali, constituent le G5 Sahel.

«Les Peuls, qui n’étaient pas partie prenante du djihad en 2012, sont aujourd’hui tentés par le terrorisme islamiste, qu’une partie d’entre eux a déjà rejoint»

Un haut responsable sécuritaire mauritanien

 « Un ennemi invisible qui nous harcèle »

Les groupes armés, dispersés lors de l’intervention française Serval en 2013, ont trouvé un nouveau souffle dans le nord du pays malgré la présence de 12 000 casques bleus de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) et celle de la force française « Barkhane », qui compte 4 000 hommes dans la région.

Multipliant les attaques meurtrières contre ces troupes et l’armée malienne, ils ont étendu en 2017 leurs actions au centre et au sud du Mali, à la frontière avec le Niger et le Burkina Faso, qui sont aussi régulièrement touchés.

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« Ici, notre objectif principal est de neutraliser les groupes armés terroristes qui sévissent dans cette partie du Mali et utilisent l’Adrar des Ifoghas, cette zone montagneuse qui jouxte Tessalit, comme zone refuge », souligne le colonel Régis Anthonioz, commandant du groupement blindé Dauphin.

« Nous sommes au contact d’un ennemi invisible qui nous harcèle, avec des tirs de mortier, des roquettes ou des engins explosifs artisanaux, à fréquence mensuelle, bimensuelle. Mais depuis 2013 ces groupes ont été considérablement amoindris », assure-t-il.

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Le pari de la France, désormais : accompagner la nouvelle force conjointe du G5 Sahel, qui réunit le Mali, le Tchad, le Niger, le Burkina Faso et la Mauritanie, pour que ces pays prennent en charge, à terme, leur propre sécurité, a rappelé Florence Parly. « Barkhane aujourd’hui change de visage. La France sera présente aussi longtemps que nécessaire, mais la présence de la France n’est pas éternelle. Le Sahel doit prendre sa sécurité en main et nous sommes là, vous êtes là, pour les aider. »

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/01/01/pour-la-ministre-des-armees-en-visite-au-mali-la-france-fait-flechir-le-djihadisme_5236513_3212.html#dTHQuWrS0f7yhKOq.99

Rebattre les cartes

Mais les terroristes n’ont pas trop le choix. Ils sont si faibles qu’ils n’ont pas les moyens de couler une flotte ou de détruire une armée. Ils ne peuvent pas mener de guerre régulière. Alors, ils choisissent de faire dans le spectaculaire pour, espèrent-ils, provoquer l’ennemi, et le faire réagir de façon disproportionnée. . Pourtant, en plus des attentats contre les tours, il y a eu ce jour-là deux autres attaques, notamment une attaque réussie contre le Pentagone. Comment se fait-il qu’aussi peu de gens s’en souviennent?

Ces djihadistes ne sont que quelques centaines – entre 500 et 800, selon les estimations – mais ils conservent une capacité à affaiblir des Etats extrêmement fragiles, au premier rang desquels le Mali. Ces combattants ont été en grande partie chassés par l’intervention militaire internationale lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui continue à maintenir 4 000 hommes dans le cadre de l’opération « Barkhane ».

 Mais cette lutte est fragilisée par les « défaillances » du processus de paix au Mali, qui peine à réconcilier les différentes parties du sud et du nord du pays. Il faut par ailleurs relever le défi financier alors que les pays du G5 Sahel sont parmi les plus pauvres du monde, et donc incapables de mobiliser les 250 millions d’euros nécessaires à la force dans un premier temps, puis « 400 millions à plein exercice » selon Paris.

Malheureusement, l’accord de paix, négocié à Alger en 2015, n’a toujours pas été mis en œuvre, et les autorités de Bamako ont été incapables d’imposer une solution politique, notamment aux Touaregs, dans le nord du pays. Peu à peu, la menace djihadiste est revenue et n’a cessé de gagner du terrain. «Elle est même plus forte qu’il y a cinq ans, assure un haut responsable sécuritaire mauritanien, car les Peuls, qui n’étaient pas partie prenante du djihad en 2012, sont aujourd’hui tentés par le terrorisme islamiste, qu’une partie d’entre eux a déjà rejoint.» Ce qui fait peser une lourde menace au-delà du Sahel sur toute l’Afrique de l’Ouest où vit cette population. Les bureaux de ce responsable sécuritaire sont non loin de l’ambassade de France et du siège du G5, un petit immeuble avec un agréable jardin au centre de Nouakchott, dans cette capitale mauritanienne qui fut à l’origine de la constitution, en 2014, de ce groupe réunissant les pays du Sahel. Par leur géographie, leur démographie, leur économie, ces cinq États ont de fortes similitudes, et les défis qu’ils ont à relever, à commencer …

25 novembre 2017 Le Mali

À l’instar des terroristes, ceux qui les combattent devraient aussi penser en metteurs en scène plutôt qu’en généraux. Pour commencer, si l’on veut combattre le terrorisme efficacement, il faut prendre conscience que rien de ce que les terroristes font ne peut vraiment nous détruire. C’est nous seuls qui nous détruisons nous-mêmes, si nous surréagissons et donnons les mauvaises réponses à leurs provocations.
La guerre du désert Arte 2015 12 01 23 00

A Lire  29/07/2016 L’histoire sans fin contre le terrorisme :  » Donald Trump, le « candidat des djihadistes » ?Selon le Monde passé les manifestations d’« indignation » de façade, des figures djihadistes n’ont pas caché une certaine satisfaction sitôt le résultat de la présidentielle américaine connu. Terrorisme, raison d’EtatAfghanistan, le prix de la vengeance

Iraq: A Deadly Deception – citoyenactif

22 décembre 2017 Sur la route de la drogue : Afghanistan

 

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