Syrie – Le cri etouffe

 

Bachar El-Assad, le pouvoir ou la mort

Bachar El-Assad, le pouvoir ou la mort

  • Genre : Documentaire – Société
  • Année : 2017
Bachar El-Assad a reçu la Syrie en héritage de son père, Hafez El-Assad. C’est lui qui a bâti cette dictature de fer. Bachar est un homme au double visage. Le timide Docteur Bachar, qui a longtemps séduit l’Occident et promis de faire avancer son pays vers plus de démocratie. Et le terrible Mister Assad, dictateur, qui combat son propre peuple dans une guerre civile aux centaines de milliers de victimes. Grâce aux témoignages de ses proches et d’anciens cadres du régime, le film raconte l’ascension d’un homme qui ne devait pas être président, et décrypte un système qui ressemble à celui de la Mafia. Avec ses parrains, ses règlements de compte et ses milliards d’argent sale
La Syrie au cœur de l’actualité de 2017

 « Quand létat t’enseigne a tuer, il se fait appeler patrie. »

MARDI 20H55 : « Bachar El-Assad, le pouvoir ou la mort » mardi 12 …

Macron face au piège Assad en 2018

Le président Macron, aveuglé par sa volonté de rupture avec son prédécesseur, est en train de tomber dans le piège pourtant grossier que lui tend Bachar al-Assad.

 

Emmanuel Macron a paru d’emblée bien pressé de se démarquer de la politique suivie par François Hollande sur la Syrie. Dès juin dernier, il annonçait un « aggiornamento » dont il reconnaissait lui-même le limiter à « ne pas faire de la destitution de Bachar al-Assad un préalable à tout ». C’était bien caricaturer la ligne suivie jusque là par la France que de la réduire à ce « préalable à tout ». Et on ne fera pas au chef de l’Etat l’indélicatesse de rappeler les propos assez différents qu’il avait tenus sur la Syrie en tant que candidat. L’essentiel est que, en proclamant cet « aggiornamento », Macron se défaussait d’une carte majeure dans le rapport de forces qu’il est sage d’entretenir avec la dictature syrienne, surtout si l’on envisage de renouer plus ou moins formellement avec elle.

DEUX OU TROIS CHOSES QUE JE SAIS DE BACHAR

Pour avoir pratiqué les Assad père et fils comme diplomate, j’ai toujours été frappé par la puissance qu’ils retirent de leur immobilisme. Bachar se plaît à égrener les noms des présidents français ou américains auxquels il a imperturbablement survécu, malgré les tentatives des uns ou des autres pour le déstabiliser. Tel est le privilège des despotes face aux dirigeants démocratiquement élus. Les despotes peuvent à loisir massacrer, charcuter, éventrer, piller, énucléer, torturer, martyriser, et bien sûr violer. Un Assad ne bouge pas, il campe sur des positions inébranlables et il attend que la donne internationale lui soit plus favorable, tout en serinant la même antienne.

L’URGENCE DE RETABLIR UN RAPPORT DE FORCES

Macron a commis l’erreur pourtant élémentaire de s’avancer à découvert sur le terrain choisi par Assad. Il aurait pu s’épargner ce camouflet si, au lieu de « vaincre les terroristes », il avait parlé de « vaincre Daech » ou de « vaincre les jihadistes ». Il ne pouvait en effet ignorer que, aux yeux d’Assad, comme d’ailleurs de ses parrains de Moscou et de Téhéran, tout opposant est par définition un « terroriste ». Le président français avait aussi affaibli sa main en refusant, à ce jour, d’entendre les très nombreux appels à un retrait de la Légion d’honneur accordée en 2001 à Assad. Même les révélations de viols systématiques de femmes syriennes par les séides du dictateur n’ont pas suffi à Macron pour traiter Assad avec la même sévérité que Weinstein. Comme si les victimes n’avaient pas le même poids aux yeux de l’Elysée quand elles sont vedettes d’Hollywood ou Syriennes anonymes.

Face caméra, des Syriennes témoignent des viols et des déshonneurs subis dans les geôles de Bachar el-Assad. Un documentaire exceptionnel, que Télérama.fr vous propose de voir en avant-première, avant sa diffusion sur France 2 jeudi 7 décembre.

Exceptionnel par sa portée, ce film est le fruit d’un travail à six mains, avec Annick Cojean, grand reporter au Monde, et Souad Wheidi, chercheuse. Fragmentation des corps, effondrement des esprits : dès qu’il s’agit de traduire l’indicible, Manon Loizeau dissémine, entre les témoignages et les silences, des bribes de paysages, un mur en ruine, des oiseaux dans le ciel. Un portrait de femmes héroïques, plus encore que victimes.

 

 

 

Syrie – Le cri etouffe – YouTube

Si l’Elysée s’est rallié au principe, en soi terriblement discutable, d’un dialogue avec le régime Assad, qu’il ouvre un tel dialogue en position de force morale plutôt qu’en demandeur humilié. Qu’il soit « intraitable » dans l’exigence d’un accès inconditionnel de l’aide humanitaire à la Ghouta. Que le retour de la France à Damas s’opère sur les bases du droit international plutôt que d’un « aggiornamento » bâclé. Etre « intraitable » ne signifie pas ne pas vouloir traiter, mais refuser de le faire à n’importe quel prix.

Une bien noble résolution pour 2018 en Syrie.

L’INSTANT M : Manon Loizeau : le viol des femmes syriennes

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