« Dans la Ghouta »

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Syrie : « Dans la Ghouta, une guerre déséquilibrée dans le silence »

Dans une tribune au « Monde », Brita Hagi Hassan, l’ancien maire d’Alep-Est dénonce « le silence tacite ou complice de la communauté internationale ».LE MONDE | 27.02.2018

 

Une quarantaine de camions chargés d’aide humanitaire sont prêts à se rendre à Douma dans la Ghouta orientale dans la banlieue de Damas, a indiqué aujourd’hui Mark Lowcock, secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires. Depuis l’adoption d’une résolution samedi exigeant un cessez-le-feu en Syrie, « rien n’a changé », a-t-il déploré. L’ONU est prête à se rendre dans dix lieux assiégés, a-t-il ajouté.

» LIRE AUSSI: Syrie: Poutine ordonne une «trêve humanitaire» quotidienne à partir de mardi

Syrie : l’interminable supplice de la Ghouta orientale – YouTube

Malgré la trêve en Syrie, la Ghouta agonise sous les bombes 

Malgré la trêve en Syrie, la Ghouta agonise sous les bombes

 

Les forces gouvernementales syriennes et leurs alliés ont gagné du terrain aujourd’hui dans la Ghouta orientale, enclave rebelle à l’est de Damas, rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), malgré la trêve demandée par Moscou. La Russie a ordonné hier une « pause humanitaire » quotidienne, censée tenir entre 09h00 et 14h00 heure locale (de 07h00 GMT à 14h00 GMT) pour permettre aux populations civiles de quitter la zone.

 

The first attempt to implement the truce on Tuesday was unsuccessful, as aerial bombardment and artillery fire killed at least four people and injured dozens more.Residents of the enclave said government warplanes launched several attacks in the early hours of Wednesday morning, and stressed that the most intense attacks have been centres in three towns – including Douma, Misraba and Harasta – near the front lines.

« There have been no evacuations whatsoever – not medical, not humanitarian, nothing. »

« The regime has launched a psychological game – that’s all, » a resident said. « Bombardment has been ongoing since last night« .

Mais d’après le gouvernement de Damas et l’armée russe, les rebelles ont pilonné le corridor qui devait permettre aux civils de quitter le réduit, où vivent 400.000 personnes. Le corridor est à nouveau ouvert aujourd’hui a appris Reuteurs d’une source au sein de l’armée syrienne. Mais d’après la télévision officielle, aucun civil n’a quitté l’enclave.

Devant le Conseil des droits de l’homme de l’Onu à Genève, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré aujourd’hui que les « rebelles retranchés » dans la Ghoutaorientale bloquaient l’aide humanitaire et les évacuations. Sergueï Lavrov a ajouté que Moscoucontinuerait de soutenir le gouvernement syrien pour éradiquer la « menace terroriste ».

Les Nations unies ont appelé à se conformer à la trêve humanitaire de trente jours adoptée samedi par les quinze membres du Conseil de sécurité. L’offensive des forces pro-gouvernementales a fait des centaines de morts depuis la mi-février.

Syrie: Damas reprend du terrain dans la Ghouta orientale Par Le Figaro.fr avec Reuters

 Syrie : échec des tractations secrètes sur la Ghouta orientale

Jusqu’à la dernière minute, opposition, rebelles et Russes ont tenté de sauver l’enclave de la banlieue de Damas dans le MONDE | 27.02.2018 Lundi 26 février, au surlendemain de l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies d’une résolution appelant à une trêve d’un mois dans toute la Syrie, Mikhaïl Bogdanov, ministre adjoint des affaires étrangères russes, a encore rencontré au Caire le principal médiateur de ces tractations, Ahmed Jarba. Ex-président de la coalition de l’opposition syrienne, proche de l’Egypte et des Emirats arabes unis, ce dernier est aujourd’hui à la tête d’un petit parti, Souria Al-Ghad (« La Syrie de demain »). Les discussions entre les deux hommes ont porté sur la conférence de Sotchi, grand-messe syro-syrienne organisée par Moscou à la fin janvier, sans guère de résultat, ainsi que sur la situation dans la Ghouta orientale.

« L’offensive terrestre a déjà commencé, reconnaît un journaliste du camp progouvernemental. Du temps a été donné pour des négociations afin d’éviter une violente bataille. Mais cela n’a pas abouti. »

Ces tractations ont culminé durant l’été et l’automne 2017, dans le cadre du processus de « désescalade » mené par la Russie. Au Caire au mois de juillet, des représentants de Jaych Al-Islam (l’Armée de l’islam), une formation salafiste proche de l’Arabie saoudite et qui est le groupe armé le plus puissant de la Ghouta orientale, avaient conclu avec les envoyés de Moscou, sous les encouragements d’Ahmed Jarba, un accord prévoyant un arrêt des combats et un acheminement d’aide humanitaire dans l’enclave alors assiégé depuis plus de quatre ans. Autre faction armée de ce territoire, Faylaq Al-Rahmane (« La Légion du Tout-Miséricordieux »), patronnée par le Qatar et proche des Frères musulmans, était parvenue à un accord similaire, lors d’une rencontre avec des délégués russes, au mois d’août à Genève.

« En plus du cessez-le-feu, Jaych Al-Islam a voulu convaincre les Russes d’octroyer à la Ghouta orientale un statut autonome, avec des garanties que l’armée syrienne ne pénétrerait pas dans leur fief », explique Sinan Hatahet, un analyste proche de l’opposition syrienne. En échange, les deux groupes armés s’engageaient à faire pression sur Hayat Tahrir Al-Cham, qui ne compte que quelques centaines de combattants sur place, sur un total d’hommes en armes estimé à 20 000, pour qu’il évacue la Ghouta orientale.

« Le régime veut une soumission totale »

« En août et encore une fois en novembre, lorsque nous avons revu les Russes à Genève, nous leur avons dit que nous étions prêts à faire partir Hayat Tahrir Al-Cham », dit Wael Al-Olwan, porte-parole de Faylaq Al-Rahmane

. « Accuser Faylaq Al-Rahmane, c’est la vieille tactique du régime pour semer la discorde entre les rebelles, assure Sinan Hatahet. La vérité, c’est que le régime ne veut pas entendre parlerd’autonomie, il veut une soumission totale. »

Dans un ultime effort pour empêcher une offensive terrestre, les deux principales factions de la Ghouta orientale ont envoyé, lundi 26 février, une lettre au Conseil de sécurité de l’ONU. Dans ce courrier que Le Monde s’est procuré, elles se disent prêtes à faire sortir les combattants de Hayat Tahrir Al-Cham « dans les quinze jours suivant l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu ».Mais il est peu probable que cette initiative suffise à faire reculer le régime syrien et son allié russe.

 

Tribune. Peu de personnes connaissaient le nom de la Ghouta avant ce doux matin du 21 août 2013. Plus de 1 400 personnes – en majorité des femmes et des enfants – venaient de trouver la mort asphyxiées par un gaz sarin dispersé par les forces d’Assad, seule force qui possède les vecteurs nécessaires pour une telle opération. Le souvenir de Halabja, localité kurde irakienne, gazée par Saddam Hussein en 1988 a refait surface. Comme beaucoup de villes et villages méconnus, la Ghouta était entrée dans l’histoire contemporaine à ce moment-là. Lorsque l’attaque chimique est arrivée, la Ghouta orientale vivait déjà encerclée par les forces pro-Assad et d’autres milices chiites depuis le début de l’année.

Oasis aux portes de Damas, la Ghouta est une suite de petits villages qui se sont urbanisés rapidement avec la migration des Damascènes d’origine, qui fuyaient la ruée des nouveaux riches proches du pouvoir dans les années 2000 venus acheter les maisons de Damas intra-muros. La Ghouta a également été un point de chute pour des dizaines de milliers de Syriens venus d’ailleurs ou d’Irakiens qui ont fui leur propre guerre civile. La terre y est fertile, une couverture verte, essentiellement des arbres fruitiers, et une société conservatrice, à la syrienne, en font un milieu naturel tourné vers l’indépendance. Fière de son rôle dans la révolte contre le mandat français en 1925, la Ghouta est citée comme référence dans les livres d’histoire et les séries de télévision comme un creuset d’hommes dignes.

Une épuration ethnico-religieuseAssad pouvait continuer à chanter ces révolutionnaires-là tant que c’était contre les Français, mais lorsque le naturel est revenu au galop et que les descendants de ces mêmes hommes dignes ont pris la peine d’organiser des manifestations contre son pouvoir, ils ont été taxés d’être à la solde de l’étranger, le Qatar dans un premier temps, l’Arabie saoudite…

 

 

Syrie : la guerre mondiale #cdanslair 22.02.2018

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» Pyongyang a aidé le programme syrien d’armes chimiques

» Malgré la trêve réclamée par l’ONU, les combats continuent en Syrie 

SYRIA’S CIVIL WAR : New clashes on Eastern Ghouta outskirts: Monitor

Hours into second attempt at implementing Russian truce, government shelling intensifies in towns near front lines.

21 février 2018 la Ghouta orientale

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