« Dans la Ghouta »

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Syrie : « Dans la Ghouta, une guerre déséquilibrée dans le silence »

Dans une tribune au « Monde », Brita Hagi Hassan, l’ancien maire d’Alep-Est dénonce « le silence tacite ou complice de la communauté internationale ».LE MONDE | 27.02.2018

 

Une quarantaine de camions chargés d’aide humanitaire sont prêts à se rendre à Douma dans la Ghouta orientale dans la banlieue de Damas, a indiqué aujourd’hui Mark Lowcock, secrétaire général adjoint aux Affaires humanitaires. Depuis l’adoption d’une résolution samedi exigeant un cessez-le-feu en Syrie, « rien n’a changé », a-t-il déploré. L’ONU est prête à se rendre dans dix lieux assiégés, a-t-il ajouté.

» LIRE AUSSI: Syrie: Poutine ordonne une «trêve humanitaire» quotidienne à partir de mardi

Syrie : l’interminable supplice de la Ghouta orientale – YouTube

Malgré la trêve en Syrie, la Ghouta agonise sous les bombes 

Malgré la trêve en Syrie, la Ghouta agonise sous les bombes

 

Les forces gouvernementales syriennes et leurs alliés ont gagné du terrain aujourd’hui dans la Ghouta orientale, enclave rebelle à l’est de Damas, rapporte l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), malgré la trêve demandée par Moscou. La Russie a ordonné hier une « pause humanitaire » quotidienne, censée tenir entre 09h00 et 14h00 heure locale (de 07h00 GMT à 14h00 GMT) pour permettre aux populations civiles de quitter la zone.

 

The first attempt to implement the truce on Tuesday was unsuccessful, as aerial bombardment and artillery fire killed at least four people and injured dozens more.Residents of the enclave said government warplanes launched several attacks in the early hours of Wednesday morning, and stressed that the most intense attacks have been centres in three towns – including Douma, Misraba and Harasta – near the front lines.

« There have been no evacuations whatsoever – not medical, not humanitarian, nothing. »

« The regime has launched a psychological game – that’s all, » a resident said. « Bombardment has been ongoing since last night« .

Mais d’après le gouvernement de Damas et l’armée russe, les rebelles ont pilonné le corridor qui devait permettre aux civils de quitter le réduit, où vivent 400.000 personnes. Le corridor est à nouveau ouvert aujourd’hui a appris Reuteurs d’une source au sein de l’armée syrienne. Mais d’après la télévision officielle, aucun civil n’a quitté l’enclave.

Devant le Conseil des droits de l’homme de l’Onu à Genève, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré aujourd’hui que les « rebelles retranchés » dans la Ghoutaorientale bloquaient l’aide humanitaire et les évacuations. Sergueï Lavrov a ajouté que Moscoucontinuerait de soutenir le gouvernement syrien pour éradiquer la « menace terroriste ».

Les Nations unies ont appelé à se conformer à la trêve humanitaire de trente jours adoptée samedi par les quinze membres du Conseil de sécurité. L’offensive des forces pro-gouvernementales a fait des centaines de morts depuis la mi-février.

Syrie: Damas reprend du terrain dans la Ghouta orientale Par Le Figaro.fr avec Reuters

 Syrie : échec des tractations secrètes sur la Ghouta orientale

Jusqu’à la dernière minute, opposition, rebelles et Russes ont tenté de sauver l’enclave de la banlieue de Damas dans le MONDE | 27.02.2018 Lundi 26 février, au surlendemain de l’adoption par le Conseil de sécurité des Nations unies d’une résolution appelant à une trêve d’un mois dans toute la Syrie, Mikhaïl Bogdanov, ministre adjoint des affaires étrangères russes, a encore rencontré au Caire le principal médiateur de ces tractations, Ahmed Jarba. Ex-président de la coalition de l’opposition syrienne, proche de l’Egypte et des Emirats arabes unis, ce dernier est aujourd’hui à la tête d’un petit parti, Souria Al-Ghad (« La Syrie de demain »). Les discussions entre les deux hommes ont porté sur la conférence de Sotchi, grand-messe syro-syrienne organisée par Moscou à la fin janvier, sans guère de résultat, ainsi que sur la situation dans la Ghouta orientale.

« L’offensive terrestre a déjà commencé, reconnaît un journaliste du camp progouvernemental. Du temps a été donné pour des négociations afin d’éviter une violente bataille. Mais cela n’a pas abouti. »

Ces tractations ont culminé durant l’été et l’automne 2017, dans le cadre du processus de « désescalade » mené par la Russie. Au Caire au mois de juillet, des représentants de Jaych Al-Islam (l’Armée de l’islam), une formation salafiste proche de l’Arabie saoudite et qui est le groupe armé le plus puissant de la Ghouta orientale, avaient conclu avec les envoyés de Moscou, sous les encouragements d’Ahmed Jarba, un accord prévoyant un arrêt des combats et un acheminement d’aide humanitaire dans l’enclave alors assiégé depuis plus de quatre ans. Autre faction armée de ce territoire, Faylaq Al-Rahmane (« La Légion du Tout-Miséricordieux »), patronnée par le Qatar et proche des Frères musulmans, était parvenue à un accord similaire, lors d’une rencontre avec des délégués russes, au mois d’août à Genève.

« En plus du cessez-le-feu, Jaych Al-Islam a voulu convaincre les Russes d’octroyer à la Ghouta orientale un statut autonome, avec des garanties que l’armée syrienne ne pénétrerait pas dans leur fief », explique Sinan Hatahet, un analyste proche de l’opposition syrienne. En échange, les deux groupes armés s’engageaient à faire pression sur Hayat Tahrir Al-Cham, qui ne compte que quelques centaines de combattants sur place, sur un total d’hommes en armes estimé à 20 000, pour qu’il évacue la Ghouta orientale.

« Le régime veut une soumission totale »

« En août et encore une fois en novembre, lorsque nous avons revu les Russes à Genève, nous leur avons dit que nous étions prêts à faire partir Hayat Tahrir Al-Cham », dit Wael Al-Olwan, porte-parole de Faylaq Al-Rahmane

. « Accuser Faylaq Al-Rahmane, c’est la vieille tactique du régime pour semer la discorde entre les rebelles, assure Sinan Hatahet. La vérité, c’est que le régime ne veut pas entendre parlerd’autonomie, il veut une soumission totale. »

Dans un ultime effort pour empêcher une offensive terrestre, les deux principales factions de la Ghouta orientale ont envoyé, lundi 26 février, une lettre au Conseil de sécurité de l’ONU. Dans ce courrier que Le Monde s’est procuré, elles se disent prêtes à faire sortir les combattants de Hayat Tahrir Al-Cham « dans les quinze jours suivant l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu ».Mais il est peu probable que cette initiative suffise à faire reculer le régime syrien et son allié russe.

 

Tribune. Peu de personnes connaissaient le nom de la Ghouta avant ce doux matin du 21 août 2013. Plus de 1 400 personnes – en majorité des femmes et des enfants – venaient de trouver la mort asphyxiées par un gaz sarin dispersé par les forces d’Assad, seule force qui possède les vecteurs nécessaires pour une telle opération. Le souvenir de Halabja, localité kurde irakienne, gazée par Saddam Hussein en 1988 a refait surface. Comme beaucoup de villes et villages méconnus, la Ghouta était entrée dans l’histoire contemporaine à ce moment-là. Lorsque l’attaque chimique est arrivée, la Ghouta orientale vivait déjà encerclée par les forces pro-Assad et d’autres milices chiites depuis le début de l’année.

Oasis aux portes de Damas, la Ghouta est une suite de petits villages qui se sont urbanisés rapidement avec la migration des Damascènes d’origine, qui fuyaient la ruée des nouveaux riches proches du pouvoir dans les années 2000 venus acheter les maisons de Damas intra-muros. La Ghouta a également été un point de chute pour des dizaines de milliers de Syriens venus d’ailleurs ou d’Irakiens qui ont fui leur propre guerre civile. La terre y est fertile, une couverture verte, essentiellement des arbres fruitiers, et une société conservatrice, à la syrienne, en font un milieu naturel tourné vers l’indépendance. Fière de son rôle dans la révolte contre le mandat français en 1925, la Ghouta est citée comme référence dans les livres d’histoire et les séries de télévision comme un creuset d’hommes dignes.

Une épuration ethnico-religieuseAssad pouvait continuer à chanter ces révolutionnaires-là tant que c’était contre les Français, mais lorsque le naturel est revenu au galop et que les descendants de ces mêmes hommes dignes ont pris la peine d’organiser des manifestations contre son pouvoir, ils ont été taxés d’être à la solde de l’étranger, le Qatar dans un premier temps, l’Arabie saoudite…

 

 

Syrie : la guerre mondiale #cdanslair 22.02.2018

LIRE AUSSI : 

» Pyongyang a aidé le programme syrien d’armes chimiques

» Malgré la trêve réclamée par l’ONU, les combats continuent en Syrie 

SYRIA’S CIVIL WAR : New clashes on Eastern Ghouta outskirts: Monitor

Hours into second attempt at implementing Russian truce, government shelling intensifies in towns near front lines.

21 février 2018 la Ghouta orientale

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l’opération «Rameau d’olivier»

L’armée turque a lancé le 20 janvier une offensive contre les troupes kurdes basées dans la région d’Afrine, dans le nord de la Syrie. L’engrenage des alliances fait redouter une nouvelle déstabilisation de la région.Le bras armé du parti kurde syrien est affilié à son homologue du PKK, le parti des travailleurs kurdes, considéré par la Turquie, l’Union européenne et les États-Unis comme un groupe terroriste. Mais ces soldats ont été aux avant-postes de la coalition internationale qui a repris les territoires de Daech en Syrie.
Recep Tayyip Erdogan annonce le prochain siège de la ville d’Afrin, en Syrie

L’offensive turque destinée à déloger les combattants kurdes de l’enclave d’Afrin entre, mardi, dans son deuxième mois sans issue rapide apparente.

«Dans les prochains jours et de façon beaucoup plus rapide, le siège du centre de la ville d’Afrin va commencer», a déclaré Erdogan lors d’un discours devant les députés de son parti au Parlement.

Deuxième mois d’offensive sans issue apparente

L’offensive turque destinée à déloger les combattants kurdes de l’enclave d’Afrin entre, mardi, dans son deuxième mois sans issue rapide apparente. Bien que le gouvernement turc ait reconnu avoir perdu 32 soldats, il répète à l’envi que l’offensive avance « comme prévu ». Quelque 240 combattants soutenant la Turquie et près de 200 membres des YPG ont été tués depuis le début de l’opération, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme qui fait aussi état de 94 civils tués, ce qu’Ankara dément.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/syrie/article/2018/02/20/recep-tayyip-erdogan-annonce-le-prochain-siege-de-la-ville-d-afrin-en-syrie_5259651_1618247.html#rx92qCTLtxf8D0ME.99

The report by SANA raised fears of a potential clash between Turkish troops and Syrian forces, which are backed by Russia and Iran.
« There is no agreement. There is only a call from us for the Syrian army to come in and protect the borders, » Nouri Mahmoud told Reuters news agency late on Monday.

The foreign ministers of Turkey, Iran and Russia are set to meet in Istanbul, Turkey’s largest city, on March 14. Turkey’s state-run Anadolu news agency on Monday reported President Recep Tayyip Erdogan held telephone conversations with his Russian and Iranian counterparts about the latest developments in Afrin.Russia’s stand could determine how the conflict plays out, said Kamran Matin, a lecturer at the Sussex University in the United Kingdom.

« A lot depends on the details of this agreement [between the Syrian government and the Kurds] and whether or not Russia is on board, » he told Al Jazeera.

« If Russia is indeed supporting this deployment, that means it would act in defence of its ally in case of an attack by Turkish forces on Syrian forces in Afrin. Or more easily, it can close the airspace for the Turkish air force to operate, which would make any military operation by Turkey very difficult because it is the superior air force that has given them the edge in Afrin. »

Will Turkish and Syrian armies fight in Afrin? Tensions escalate amid reports the Syrian military is deploying forces to fight the Turks alongside the Kurdish YPG. After seven years of war, the complex mosaic that is the battlefield in Syria can still surprise.The USRussiaIranTurkey, and the Syrian regime are all involved with forces on the ground and desperate to make political gains.Afrin, in northern Syria, is now the focus of the conflict, and the situation is getting even more complicated.Last month Turkey launched an operation to seize Afrin from the Kurdish fighters of the YPG – a group Ankara considers « terrorists » and a threat so close to its border.The US has been supporting YPG in the fight against the Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL, also known as ISIS) in Syria and continues to do so, making relations with Ankara even tenser.And Turkey is now facing a new and more direct confrontation.

Syrian pro-government forces will help the US-backed Kurdish soldiers in fighting Turkish troops for control.

What’s next for war-torn Syria?

Will Turkish & Syrian armies fight in Afrin? – YouTube

Les forces progouvernementales syriennes pourraient se déployer à Afrin

Le gouvernement syrien et les milices kurdes YPG auraient conclu un accord prévoyant le déploiement d’unités de l’armée syrienne pour faire face à l’offensive turque.

‘Syrian forces to back YPG’ in fight against Turkey

A Kurdish YPG official claims regime forces will join Kurdish fighters in Afrin.The Kurdish YPG fighters claim they have reached a deal to allow Syrian government troops to enter Afrin in the northwestern part of the border town.Nuri Mahmoud, a spokesman for the People’s Protection Units (YPG), told Al Jazeera on Monday that they are calling on the Syrian government forces « to preserve a united Syria », in a development that could mean regime forces might directly confront Turkish troops in the region.

Turkey and Free Syrian Army (FSA) – an Ankara-backed armed Syrian opposition group – last month launched an air and ground operation into Afrin to push the US-backed YPG fighters out to create a buffer zone on its southern border.

Ankara considers YPG, which controls Afrin, a « terrorist » organisation.The PKK has waged a decades-long armed fight against the Turkish state that has killed tens of thousands of people.The PYD/YPG has come to control large swaths of northern Syria, including Afrin, in the course of the Syrian war as it led the US-backed umbrella organisation Syrian Democratic Forces (SDF) in the fight against the Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL) group. The US support for SDF has infuriated Turkey and created the ongoing diplomatic crisis between the two NATO allies.

The latest development highlights the complex battlefield of northern Syria, which hosts a high number of actors, including the PYD/YPG, the Syrian government, rebel factions, Turkey, the US and Russia.

 

 Il restait, pour conclure ce panorama, au secrétaire général de la Ligue arabe, l’Egyptien Ahmed Aboul Gheit, à se désoler de « la désintégration » de ce qu’il appelle « le système arabe » depuis 2011. « Je vois une très mauvaise situation au Moyen-Orient, je vois une très mauvaise confrontation en Syrie avec l’intervention des grandes puissances, a-t-il dit. Les Russes sont sur la côte, les Américains sont à l’intérieur, les Iraniens sont partout. Et je dis à la Turquie : attention, vous intervenez dans un pays arabe. »« C’est un désastre », a conclu le dirigeant arabe.

Sous la pression de l’offensive turque, les Kurdes ont dû négocier le retour de Damas dans l’enclave autonome.

Des forces pro-Assad s’apprêtaient à entrer lundi dans la région d’Afrine pour faire face à l’offensive de l’armée turque contre les positions des combattants kurdes du PYD qui administrent cette enclave du nord-ouest de la Syrie. Mais l’accord final autour de ce nouveau rebondissement dans la crise ne serait pas encore complètement ficelé entre Damas et les Kurdes, sous le parrainage de la Russie.

Plutôt qu’un déploiement de l’armée syrienne, il s’agirait dans un premier temps de «forces populaires qui arriveront pour soutenir les habitants contre l’attaque du régime turc», indique l’agence officielle syrienne Sana. Par «forces populaires», il faut entendre des supplétifs syriens, irakiens ou libanais au pouvoir syrien. Ils …

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/international/article/2018/02/19/a-munich-les-echos-du-chaos-moyen-oriental_5259099_3210.html#wp6EE1Agd9Q3rtL1.99

La Turquie a bombardé cette nuit la région syrienne d’Afrin, où des milices pro-Assad étaient entrées quelques heures plus tôt pour prêter main-forte aux forces kurdes, rapporte l’OSDH.

Un commandant de l’alliance pro-Damas a déclaré mardi soir que ses hommes avaient riposté aux rebelles syriens pro-turcs. Cette confrontation entre Damas et Ankara complique un peu plus le jeu d’alliances dans le nord de la Syrie où sont présents la Turquie, les rebelles et l’armée syrienne, les milices chiites soutenues par l’Iran, les combattants kurdes et la Russie et les Etats-Unis.

 

A lire 

Will Turkish and Syrian armies fight in Afrin? | Turkey | Al Jazeera

21 janvier 2018

Will Syria see peace in 2018?

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Nicolas Hernandez Cointot Le chaos est généré par l’ensemble des impérialismes et puissances étrangères ( Russie, Etats Unis, Turquie, Iran principalement) qui se servent de groupe locaux pour défendre leurs intérêts…. Les peuples trinquent pendant que les puissants se goinfre sur la dépouille de la Syrie 
Les condamnations de l’offensive lancée par l’armée turque contre l’enclave kurde syrienne d’Afrin sont unanimes et les alliés occidentaux de la Turquie, à commencer par les Etats-Unis, appellent Ankara « à faire preuve de retenue ».

« Il ne s’agit pas de mettre la Turquie en accusation et nous comprenons son besoin d’assurer la sécurité de sa frontière, mais une telle offensive ajoute encore un peu plus au chaos au nord de la Syrie », explique-t-on à Paris, en insistant sur la nécessité « de replacer l’ONU au centre du jeu alors que les Russes veulent la mettre de côté ou à tout le moins au second plan. » Les négociations de Genève sous l’égide des Nations unies entre le régime et l’opposition sont au point mort.
Civilians carry a body in Eastern Ghouta outside the capital Damascus on December 3, 2017 [Bassam Khabieh/Reuters]

Civilians carry a body in Eastern Ghouta outside the capital Damascus on December 3, 2017 [Bassam Khabieh/Reuters]

The war in Syria has all but subsided after seven years of conflict.

The fighting and bloodshed that once spanned the entirety of the Arab nation have been relegated to a few areas, raising the question of whether the country will see at least some semblance of stability in 2018.With the help of Russia and Iran, forces loyal to Syrian President Bashar al-Assad transformed the fight against armed opposition groups aiming to overthrow the regime into a « war against terrorism ».

A relentless Russian bombing campaign, and the deployment of tens of thousands of Iranian-backed troops to aid Assad’s men, slowly suffocated the armed opposition and dealt them one blow after another.

 

WATCH

47:37

The Boy who Started the Syrian War

The rise of al-Qaeda linked groups and the Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL) allowed the Syrian government to turn the narrative of a revolution against the government into a battle against « extremist » groups.But while violence has significantly decreased and is expected to continue to do so in 2018, political analysts say the country is unlikely to see a meaningful, political solution to the conflict any time soon. The lack of a political solution, they say, will mean that violence will continue.

« The Syrian government seems to be winning, in a slow, painful, imperfect sort of way. Large areas of the country will remain beyond the control of Damascus for a long time still, and violence could ebb and flow for years, » Aron Lund, a fellow with The Century Foundation think-tank, told Al Jazeera.

« The various peace processes may succeed in tuning down the violence in various ways, but a genuine political transition seems off the table. It probably always was, » he said.

Where is fighting taking place and why? 

In May 2017, Russia, Iran, and Turkey – which supports the armed opposition – agreed to implement a plan for « de-escalation zones« . The plan was aimed at halting fighting and offering safety to civilians in those areas. The areas consist of Idlib province, East Ghouta, northern Homs province and the country’s south. But the Syrian government and its allies have not abided by the agreement and continue to target all areas included in the deal apart from the south.

The most severe fighting is now focused in three main areas:

– Eastern Ghouta – a rebel-held enclave near the government-controlled capital Damascus

– The Idlib-Hama region in northwest Syria

– The country’s far eastern region along the Euphrates where remnants of ISIL (also known as ISIS) continue to operate

For the Syrian government, the proximity of Eastern Ghouta to the capital Damascus makes it a key target. The area is under the control of groups loyal to the Free Syrian Army (FSA), a loose conglomeration of armed brigades made up of Syrian army defectors and ordinary civilians, which receive financial and logistical support from the United States, Turkey, and several Gulf countries.

Since 2013, the government has maintained a suffocating siege on the area in an effort to weaken the rebel groups and continues to shell it despite the so-called de-escalation agreement.

In Idlib province, however, a former al-Qaeda affiliated group, known as Hay’et Tahrir al-Sham (HTS), dominates.

While HTS is centred mainly in the city, some 40 armed groups affiliated with the FSA also have control in other areas of the province, according to Omar Kouch, a Syrian political analyst based in Turkey.

Kouch estimates that HTS men number around 10,000, while FSA-linked fighters amount to some 30,000.

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Who are Syria’s opposition alliances?

« The pretext that the Syrian government is using to attack Idlib is that there is HTS. But Idlib is very important to the regime and to Russia because Turkey also wants to deploy its forces there based on the de-escalation agreement, » Kouch told Al Jazeera from Istanbul.

« Thus, the agreement is not being respected – shelling on Idlib did not stop for a single day, » he said.

The Idlib-Hama region is strategically important for the government and Russia as it is near to the coastal region where the Russian-operated Syrian Khmeimim airbase sits.

The third area witnessing bouts of violence is Syria’s far-eastern region along the Euphrates – between al-Mayadin and al-Bukamal – where ISIL remains potent and continues to launch attacks, challenging Assad’s forces and US-backed Kurdish forces, which have control over much of Syria’s north and east.

Is a political solution imminent?

On the international level, there are two main tracks of diplomacy centred around finding a peaceful political solution to the conflict.

The first is the UN-sponsored talks in Geneva, Switzerland, which began in 2012 and are ongoing. The main aim of the track has been to achieve a political transition in Syria, but it has consistently failed to achieve that goal.

The main obstacle has been the fate of Assad: while the Syrian government has consistently refused to entertain any prospect of Assad stepping down, the armed opposition has made clear its position that Assad’s removal is the only option for peace.

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Syria diplomatic talks: A timeline

Russia’s military intervention in 2015 changed the balance of power on the ground and placed Assad’s forces firmly in control.

It then largely took over the diplomatic process after its air force helped the Syrian government and allied Iran-backed fighters retake eastern Aleppo from the armed opposition in December 2016.

In 2017, the Kremlin decided to launch another diplomatic track – in Astana, Kazakhstan – with the sponsorship of Turkey and Iran.

The Astana track brought fighters from armed groups to the negotiating table for the first time and said it aimed to achieve a military ceasefire, address the issue of detainees in government prisons, and facilitate humanitarian aid to civilians.

But the main development to come out of the Astana talks has been agreement on the so-called de-escalation zones that have largely been unsuccessful.

Most recently, Russia opened a new track for talks at the Black Sea resort of Sochi, which it called the « Syrian national dialogue congress », set to take place in late January.

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Syria blame game continues after failed Geneva talks

« The Russians want to frame the conflict in Syria as a civil war. That’s why they gave (the Sochi talks) that name. They’re trying to enforce the idea that the talks will reconcile between sects that are at war in Syria and that all that is needed are a few changes in the constitution and elections, which Assad will be able to run for, » said Kouch.

« The conflict in Syria is a conflict over political transition, but the Russians are trying to change the narrative. That’s why Geneva was sidelined and Sochi will now be the new political track, » he added.

Kouch believes the meeting in Sochi will be « as though Syrians have moved past the phase of war and must now enter the phase of peace and reconstruction ».

Future scenarios 

While Russia and the Syrian governments may succeed in enforcing a military solution and significantly decrease levels of violence, the opposition says that any plan that excludes a political transition will inevitably fail and will hinder Assad’s ability to regain full control over the country.

Mohammad Sabra, the former chief negotiator for the largest Syrian opposition bloc, the High Negotiations Committee (HNC), says that while he expects there will be less bloodshed in 2018, the « revolution will manifest itself in different forms if Assad is not removed from his position ».

« The rise of the armed opposition came one and a half years after the revolution began. It’s not about the armed groups – it’s about the demands of the Syrian people, » he told Al Jazeera from the United Arab Emirates.

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Saving Syria: Is international law the answer?

The armed opposition continues to receive logistical support and funding from the United States, Turkey and several Gulf countries, albeit at lower levels. James Gelvin, a professor of the Middle East at the University of California, Los Angeles (UCLA), believes that aid for opposition groups will continue to decline, but will not end, meaning the rebels will be able to continue fighting for some time to come.

« Most of the territorial gains the government has made during the past two years have been accomplished by the Lebanese group Hezbollah, Iranian units, Iranian-trained and controlled militias, and private militias, not by government forces per se, » Gelvin told Al Jazeera, explaining that the Syrian government forces are worn out.

« The former Arab League and United Nations envoy, Lakhdar Brahimi, was correct several years ago when he predicted the Syrian civil war would end with the ‘Somalization’ of Syria. »Like Somalia, Syria will have an internationally recognised government and permanent representation at the United Nations, » Gelvin explained.« However, like the government of Somalia, the government of Syria will reign but not rule over the entirety of its internationally recognised borders. »

SOURCE: AL JAZEERA Will Syria see peace in 2018? 

nFEATURE  WAR & CONFLICT Will Syria see peace in 2018?by 

 

Syrie – Le cri etouffe

 

Bachar El-Assad, le pouvoir ou la mort

Bachar El-Assad, le pouvoir ou la mort

  • Genre : Documentaire – Société
  • Année : 2017
Bachar El-Assad a reçu la Syrie en héritage de son père, Hafez El-Assad. C’est lui qui a bâti cette dictature de fer. Bachar est un homme au double visage. Le timide Docteur Bachar, qui a longtemps séduit l’Occident et promis de faire avancer son pays vers plus de démocratie. Et le terrible Mister Assad, dictateur, qui combat son propre peuple dans une guerre civile aux centaines de milliers de victimes. Grâce aux témoignages de ses proches et d’anciens cadres du régime, le film raconte l’ascension d’un homme qui ne devait pas être président, et décrypte un système qui ressemble à celui de la Mafia. Avec ses parrains, ses règlements de compte et ses milliards d’argent sale
La Syrie au cœur de l’actualité de 2017

 « Quand létat t’enseigne a tuer, il se fait appeler patrie. »

MARDI 20H55 : « Bachar El-Assad, le pouvoir ou la mort » mardi 12 …

Macron face au piège Assad en 2018

Le président Macron, aveuglé par sa volonté de rupture avec son prédécesseur, est en train de tomber dans le piège pourtant grossier que lui tend Bachar al-Assad.

 

Emmanuel Macron a paru d’emblée bien pressé de se démarquer de la politique suivie par François Hollande sur la Syrie. Dès juin dernier, il annonçait un « aggiornamento » dont il reconnaissait lui-même le limiter à « ne pas faire de la destitution de Bachar al-Assad un préalable à tout ». C’était bien caricaturer la ligne suivie jusque là par la France que de la réduire à ce « préalable à tout ». Et on ne fera pas au chef de l’Etat l’indélicatesse de rappeler les propos assez différents qu’il avait tenus sur la Syrie en tant que candidat. L’essentiel est que, en proclamant cet « aggiornamento », Macron se défaussait d’une carte majeure dans le rapport de forces qu’il est sage d’entretenir avec la dictature syrienne, surtout si l’on envisage de renouer plus ou moins formellement avec elle.

DEUX OU TROIS CHOSES QUE JE SAIS DE BACHAR

Pour avoir pratiqué les Assad père et fils comme diplomate, j’ai toujours été frappé par la puissance qu’ils retirent de leur immobilisme. Bachar se plaît à égrener les noms des présidents français ou américains auxquels il a imperturbablement survécu, malgré les tentatives des uns ou des autres pour le déstabiliser. Tel est le privilège des despotes face aux dirigeants démocratiquement élus. Les despotes peuvent à loisir massacrer, charcuter, éventrer, piller, énucléer, torturer, martyriser, et bien sûr violer. Un Assad ne bouge pas, il campe sur des positions inébranlables et il attend que la donne internationale lui soit plus favorable, tout en serinant la même antienne.

L’URGENCE DE RETABLIR UN RAPPORT DE FORCES

Macron a commis l’erreur pourtant élémentaire de s’avancer à découvert sur le terrain choisi par Assad. Il aurait pu s’épargner ce camouflet si, au lieu de « vaincre les terroristes », il avait parlé de « vaincre Daech » ou de « vaincre les jihadistes ». Il ne pouvait en effet ignorer que, aux yeux d’Assad, comme d’ailleurs de ses parrains de Moscou et de Téhéran, tout opposant est par définition un « terroriste ». Le président français avait aussi affaibli sa main en refusant, à ce jour, d’entendre les très nombreux appels à un retrait de la Légion d’honneur accordée en 2001 à Assad. Même les révélations de viols systématiques de femmes syriennes par les séides du dictateur n’ont pas suffi à Macron pour traiter Assad avec la même sévérité que Weinstein. Comme si les victimes n’avaient pas le même poids aux yeux de l’Elysée quand elles sont vedettes d’Hollywood ou Syriennes anonymes.

Face caméra, des Syriennes témoignent des viols et des déshonneurs subis dans les geôles de Bachar el-Assad. Un documentaire exceptionnel, que Télérama.fr vous propose de voir en avant-première, avant sa diffusion sur France 2 jeudi 7 décembre.

Exceptionnel par sa portée, ce film est le fruit d’un travail à six mains, avec Annick Cojean, grand reporter au Monde, et Souad Wheidi, chercheuse. Fragmentation des corps, effondrement des esprits : dès qu’il s’agit de traduire l’indicible, Manon Loizeau dissémine, entre les témoignages et les silences, des bribes de paysages, un mur en ruine, des oiseaux dans le ciel. Un portrait de femmes héroïques, plus encore que victimes.

 

 

 

Syrie – Le cri etouffe – YouTube

Si l’Elysée s’est rallié au principe, en soi terriblement discutable, d’un dialogue avec le régime Assad, qu’il ouvre un tel dialogue en position de force morale plutôt qu’en demandeur humilié. Qu’il soit « intraitable » dans l’exigence d’un accès inconditionnel de l’aide humanitaire à la Ghouta. Que le retour de la France à Damas s’opère sur les bases du droit international plutôt que d’un « aggiornamento » bâclé. Etre « intraitable » ne signifie pas ne pas vouloir traiter, mais refuser de le faire à n’importe quel prix.

Une bien noble résolution pour 2018 en Syrie.

L’INSTANT M : Manon Loizeau : le viol des femmes syriennes

Yemen: ‘Now there will be a new level of civil war’

nNEWS/HOUTHISYemen: ‘Now there will be a new level of civil war’

Le chef de la rébellion houthiste, Abdel Malik Al-Houthi, 38 ans, n’a pas eu un mot pour la mort de son ancien allié, l’ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh, tué par des miliciens lundi 4 décembre près de Sanaa, la capitale. M. Saleh tentait de fuir vers le sud, selon les houthistes, en direction de son district natal de Sanhan. Dans un discours diffusé dans la soirée par la chaîne Al-Massira, le leader reclus de la rébellion houthiste s’est félicité de « l’échec du complot » de son rival, sans mentionner le sort de son ancien allié.
La death de l’ancien président du Yémen, Ali Abdullah Saleh, soulève des doutes quant à l’avenir du pays déchiré par la guerre, car la lutte d’une coalition dirigée par les Saoudiens contre les rebelles Houthi va probablement s’intensifier, selon les analystes.

Saleh a été tué lundi par des combattants Houthi – ses anciens alliés – et sa mort est considérée comme un « très grand coup » pour ses forces, a déclaré Hakim al-Masmari, rédacteur en chef du Yemen Post.

« Sa maison est assiégée depuis deux jours et aujourd’hui ils ont attaqué la maison, il s’est échappé … il a été retrouvé dans un véhicule qui avait affronté les forces de contrôle des Houthis« , a déclaré à Al Jazeera la capitale du Yémen, Sanaa.

« C’est là qu’il a été tué avec un certain nombre de ses principaux collaborateurs. »

peu de Libyens ont pleuré la mort de Kadhafi. Mais le Yémen portait lundi le deuil d’Ali Abdallah Saleh. Un deuil amer, inquiet, pour un président renversé en 2012 dans la foulée des « printemps arabes ». Saleh, 75 ans, a été un chef de guerre – parmi ceux, nombreux, qui se disputent le Yémen – plus qu’un chef de l’Etat, dont il a été, plus de trois décennies durant, l’incarnation autant que le mauvais génie.

Saleh, qui a dirigé le Yemen pendant plus de trois décennies

Ali Abdallah Saleh, né en 1942 dans le village rural de Bayt Al-Ahmar, près de la capitale, Sanaa, avait commencé sa carrière en nationaliste arabe, au temps des lieutenants-colonels. Sans grande éducation ni appuis tribaux d’importance, mais plus intelligent et rusé que tous les autres, il avait gravi les échelons de l’armée après la proclamation de la République, en 1962, au fil d’une guerre civile de huit ans. En 1978, il est le troisième militaire à prendre le pouvoir, succédant aux deux autres, assassinés durant l’année écoulée. Saleh, lui, saura durer. Il règnera trente-trois ans : une longévité exceptionnelle à ce poste.

Désir de revanche

Saleh était un admirateur de Saddam Hussein – il enverra un contingent combattre à ses côtés durant la guerre du Golfe – mais pas vraiment un dictateur de la même trempe et de la même cruauté. Il a su rallier les tribus dans les zones reculées où l’Etat n’a que peu de prise, acheter les uns, faire rire les autres. Il sait rendre service : dans les années 1980, lorsque le fils d’un milliardaire saoudien d’origine yéménite, Oussama Ben Laden,

Il a joué un rôle central dans la guerre civile en cours, a demandé à la coalition saoudienne de lever le siège qu’elle a imposé au Yémen dans un discours télévisé samedi.

Il a également officiellement rompu –broke ties avec les Houthis, déclarant qu’il était ouvert au dialogue avec la coalition militaire qui est en guerre avec son alliance rebelle depuis plus de deux ans.

Pour de nombreux Yéménites, l’alliance de pur intérêt entre Saleh et les houthistes était destinée un jour à éclater. Lors des années 2000, M. Saleh leur avait mené six guerres successives, dans leur fief du nord du pays, causant une dizaine de milliers de morts et 200 000 déplacés. Contraint de quitter le pouvoir en 2012 à la suite du « printemps » yéménite de 2011 et de pressions saoudiennes, il avait pris sa revanche en facilitant leur entrée dans Sanaa, en septembre 2014. Mais depuis un an, ses alliés l’étouffaient. Les houthistes avaient débauché une partie de ses troupes et mis la main sur la base 48 et ses importants stocks d’armes

En août, des heurts limités avaient opposé les deux factions dans la capitale. Depuis lors, les houthistes se sont raidis et ont accéléré leur prise de contrôle des postes-clés. Les deux camps rebelles se déchiraient silencieusement sous la pression de la coalition, qui les privait de ressources financières en resserrant son blocus. M. Saleh conservait cependant un capital politique. Il était le seul à maintenir un contact permanent avec la coalition – plusieurs dizaines de membres de sa famille vivent en résidence surveillée aux Emirats arabes unis, dont son fils et héritier, Ahmed Ali. Au Yémen aussi, l’ex-président conservait des rapports avec les différentes factions du pouvoir légitime. Surtout, il savait jouer du ressentiment de la population contre les houthistes, à cause des conséquences du blocus.

Alors que l’ Saudi Arabia avait salué ses propos, les Houthis ont déclaré que l’initiative de Saleh était un « coup d’Etat ».

En 2015, l’Arabie saoudite, avec d’autres pays Sunni musulmans, est intervenu militairement au Yémen pour rétablir le gouvernement du président Abd-Rabbu Mansour Hadi, qui avait été renversé par le groupe Houthi l’année précédente.

L’alliance fragile de Saleh avec la direction des Houthis était largement considérée comme une intégration, réunissant son parti du Congrès général du peuple (GPC) et la faction Houthi Ansar Allah, qui étaient en désaccord les uns avec les autres dans le passé.

Masmari a noté que la mort de Saleh pourrait conduire la coalition dirigée par l’Arabie Saoudite à intensifier davantage ses opérations militaires.

Depuis la récente scission, la coalition a intensifié les frappes aériennes sur les zones contrôlées par les Houthis à Sanaa, ciblant l’aéroport abandonné et le ministère de l’Intérieur.

Mort de Saleh au Yémen : un tournant dans la guerre ?

Cependant, ni les rebelles ni la coalition n’avait intérêt à ce que Saleh disparaisse. « Il est le seul à pouvoir rassembler ses partisans », note l’analyste Farea Al-Muslimi. Durant trois ans, l’ex-président s’était attaché à préserver Sanaa d’un éclatement et à assurer une relative continuité administrative dans les zones rebelles. « Sans lui, le conflit se fractionnera encore plus : chacun cherchera à se tailler son petit royaume », craint M. Al-Muslimi. Lundi matin déjà , les houthistes affirmaient avoir d’ores et déjà remporté la victoire à Sanaa.

 

(Partie 1)

 

 

(Partie 2)

« Personne ne gagne »

Joost Hiltermann, directeur du programme Moyen-Orient d’International Crisis Group, a déclaré que la rupture de l’alliance Houthi-Saleh « augmenterait la fragmentation et les conflits en ajoutant des couches de vengeance ».

« Le GPC de Saleh, une partie critique du centre, pourrait se fracturer davantage, beaucoup rejoignant des combattants anti-Houthi« , a déclaré Hiltermann à Al Jazeera.

Venger son père

Dans son discours, lundi, Abdel Malik Al-Houthi a évoqué « un jour sombre pour les forces de la coalition ». Qu’il ait ordonné l’exécution de son rival ou non importe peu désormais : les houthistes se disent renforcés, débarrassés d’un ennemi de l’intérieur. Un grand rassemblement de célébration était prévu mardi à Sanaa.

« Personne ne gagne. »

Le dernier développement est un revers majeur pour la coalition dirigée par l’Arabie saoudite, qui inclut United Arab Emirates (UAE) en tant qu’acteur clé, a-t-il dit.

« Ils espéraient que Saleh assiégerait les Houthis, mais les choses semblent se dérouler différemment, montrant la faillite de leur approche militaire de la guerre« , a déclaré Hiltermann.

Plus tôt cette année, une série de courriels divulgués a révélé le desire de l’Arabie saoudite de mettre fin à la guerre au Yémen lors des discussions avec les anciens responsables US.

Bien qu’aucune mesure officielle n’ait été prise pour se retirer du conflit, Hiltermann dit que Riyad a actuellement « moins d’options pour une sortie négociée.

« S’ils décident de doubler les bombardements aériens, ce sont les civils qui souffriront – en plus de la humanitarian catastrophe que nous avons déjà vue au Yémen« , a-t-il dit.

Les luttes intestines des rebelles surviennent alors que les résidents du Sanaa partiellement bloqué ont un besoin urgent d’aide humanitaire.

 

 

La coalition dirigée par l’Arabie saoudite a imposé un blocus en octobre dans le pays de la péninsule arabique, où près de 80% des habitants ont besoin d’aide humanitaire pour survivre.

La semaine dernière, alors que la pression internationale augmentait sur les souffrances de millions de Yéménites, certains secours humanitaires ont été autorisés à enter au Yémen.

Andreas Krieg, analyste politique au King’s College de Londres, a déclaré que « le court terme au Yémen serait un état d’insécurité pire qu’avant.

« Saleh était un intégrateur, les Houthis qui le tuent enlèvent la colle de l’équation« , a déclaré Krieg à Al Jazeera.

Bien qu’il ne soit pas clair si les alliances sur le terrain vont changer, Krieg pense que cela va arriver.

« Les bombardements de la coalition étaient déjà assez graves, il y aura maintenant un nouveau niveau de guerre civile », a-t-il dit.

L’Arabie Saoudite veut se retirer du conflit « cher », mais maintenant il n’y a « plus moyen de sortir de la guerre pour la coalition ».

L’avenir de GCP

Que vont devenir les militaires fidèles à M. Saleh et son parti, le Congrès général du peuple (CGP) ? Lundi soir, le président légitime, Abd Rabbo Mansour Hadi, a tenté de les rallier depuis son exil à Riyad, répétant son soutien au « soulèvement » auquel avait appelé M. Saleh avant sa mort. Plus réaliste, le gouverneur de la province orientale de Marib, Sultan Al-Aradah, a ouvert sa ville aux membres du CGP qui voudraient s’y réfugier.

« Une interrogation demeure sur la volonté des houthistes de reprendre vite le contrôle des provinces qu’ils tenaient conjointement avec les forces de M. Saleh, note cette source diplomatique. Les forces de Saleh y sont plus à leur aise pour manœuvrer que dans la capitale, et peuvent bénéficier de ses réseaux tribaux. »Cependant, il faudra des mois à la garde républicaine, le principal corps d’arméeresté fidèle à M. Saleh durant la guerre civile, pour reformer sa chaîne de commandement, après les pertes de Sanaa.

Il en va de même pour le parti, au sein duquel aucune figure ne s’impose. « Il faudra qu’un chef émerge à Sanaa, ça n’est pas aisé, et les gens n’accepteront pas une direction basée à l’étranger », relève Mustapha Noman, ancien vice-ministre des affaires étrangères. Le fils et héritier désigné de Saleh, Ahmed Ali, ancien patron de la garde républicaine, est assigné à résidence aux Emirats arabes unis. Il a promis de « conduire la bataille » pour venger son père, dans un discours diffusé mardi par la chaîne saoudienne Al-Ekbaria.

La succession aAhmed Abdullah Saleh

La mort de Saleh laisse ouverte la question d’un successeur pour diriger le GCP.

Les analystes se demandent si ses partisans finiront par prêter serment d’allégeance aux Houthis, ou s’ils se regrouperont et s’allieront avec des personnalités du parti de Saleh.

Son fils, Ahmed Abdullah Saleh, ancien commandant de la Garde républicaine de l’armée yéménite, réside aux Emirats depuis plus de quatre ans.

Le neveu de Saleh, Tareq Mohammed Abdullah Saleh, est un général de l’armée qui a agi comme conseiller militaire de Saleh pendant des années.

Selon Masmari, Tareq devrait prendre la tête des opérations militaires contre les rebelles houthis.

Gamal Gasim, professeur agrégé d’études sur le Moyen-Orient à la Grand Valley State University, a déclaré que la sécurité de Sanaa pourrait rester stable si les rebelles accéléraient leur contrôle sur la ville.

Cependant, si Tareq réussit à rallier le soutien de la Garde Républicaine ainsi que les tribus Sinhan de Saleh, le chaos à Sanaa pourrait l’emporter.

« Il reste à voir si le fils de Saleh, Ahmad Saleh … retournerait au Yémen et assumerait la direction de ce qui reste des forces de son père« , a déclaré Gasim, notant que cela nécessiterait le soutien de l’Arabie saoudite et des EAU. »Le timing est crucial: s’ils veulent réussir dans cet effort, ils doivent se déplacer dans une fenêtre de 48 heures. »

Subscribe to VICE News here: http://bit.ly/Subscribe-to-VICE-News Since 2011, when Yemeni youths took to the streets and sparked the eventual demise of former President Ali Abdullah Saleh’s regime, the country has fallen to pieces. The new embattled government is now struggling to cope with a bevy of issues, including sectarian rivalries, CIA drone strikes, and one of al Qaeda’s most sophisticated branches. It now risks presiding over the failure of one of the world’s most fragile countries. In « Yemen: A Failed State, » VICE News visits some of Yemen’s most dangerous and hard-to-reach places and groups, including the national Army in the country’s lawless East, the Houthis in Sana’a, and the Popular Committee in the South, to find out how both the government and the West’s policy toward Yemen have gone wrong. Check out « Al-Qaeda Hospital Massacre in Yemen » – http://bit.ly/1lWbsLA Check out the VICE News beta for more: http://vicenews.com

 

Yemen: A Failed State

 

 

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Is the war in Syria really almost over?

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Flores Magon pour celles et ceux qui ne connaissen

Poutine, la menace

Ajoutée le 20 nov. 2016

Faut-il craindre Vladimir Poutine? Faut-il craindre une troisième guerre mondiale lorsque le maître du Kremlin relance la course aux armes nucléaires avec des missiles susceptibles de vitrifier la France ou le Texas? Entre lui et nous, entre la Russie et l’Occident, les points de frictions sont nombreux: Syrie, Crimée, Ukraine. Au pouvoir depuis 17 ans, 3 fois élus, Vladimir Vladimirovich Poutine est-il ce nouveau tsar, prêt à tout pour restaurer grandeur de la Russie, quelque part entre Pierre le grand et Joseph Staline? Serait-il plutôt un chef d’État réaliste, conscient du déclin de son pays et inquiet de voir l’OTAN installer ses missiles sur les frontières de la Russie, à portée de Moscou et de Saint-Pétersbourg? Comment faut-il comprendre Vladimir Poutine, quelle est sa vision du monde? Pas celui du 20ème siècle, au temps de la guerre froide, mais le monde d’aujourd’hui, multipolaire, instable, imprévisible. L’invité : André Liebich, professeur honoraire à l’institut de hautes études internationales et du développement à Genève (IHEID) Géopolitis, une émission de la Radio Télévision Suisse, dimanche 20 novembre 2016.​ Le site de Géopolitis : http://rts.ch/emissions/geopolitis Retrouvez la Radio Télévision Suisse:
 
POUTINE, LA MENACE 19 NOVEMBRE 2017
Depuis l’élection présidentielle américaine de novembre 2016, quasiment toutes les consultations qui se sont déroulées dans des pays occidentaux ont connu leur lot de faux comptes plus ou moins automatisés sur les réseaux sociaux, attribués à la Russie. Tour d’horizon des principaux scrutins de l’année écoulée.
Etats-Unis Royaume-Uni ( Lire aussi :   Moscou accusé d’avoir interféré dans le référendum sur le Brexit), Catalogne, France et Allemagne

« Je ne dis pas que Trump est un agent du KGB, mais… » 37

Le journaliste britannique Luke Harding, auteur d’un livre choc sur Donald Trump, soutient que le Kremlin cultive des liens avec le milliardaire américain depuis plus de trente ans.

Le Willem du jour

Bien qu’en perte de vitesse, le mouvement fondamentaliste qui tente d’empêcher que la théorie de l’évolution soit enseignée à l’école est toujours puissant. Un combat centenaire pour la science se poursuit.
ENQUÊTE 
Aux Etats-Unis, les créationnistes repassent à l’offensive 95
Is the war in Syria really almost over?

INSIDE STORY

Is the war in Syria really almost over?

En Syrie par temps de guerre 2|3. Dans la capitale syrienne, la condition des nombreuses femmes ayant perdu leur mari au combat reste très précaire.A Damas, le temps des veuves

Dans cette ville, l’ombre des absents – morts ou disparus – est partout. Des hommes, pour la plupart, qui laissent au pays un nombre incalculable de veuves et d’orphelins. Même l’ONU a renoncé, depuis 2014, à tenir son propre décompte des victimes. Civils, militaires, rebelles, djihadistes… la liste est sans fin. En juillet, l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) estimait à plus de 330 000 le nombre de personnes décédées depuis le début de la guerre, en 2011.

Les conséquences s’annoncent lourdes pour l’ensemble de la société, souligne un Syrien engagé dans l’action humanitaire

Syrie. Deux projets de résolution concurrents, américain et russe, visant à prolonger d’un an le mandat des experts internationaux enquêtant sur les attaques chimiques en Syrie ont été rejetés jeudi lors d’une réunion houleuse au Conseil de sécurité des Nations unies (photo AFP).

6 morts dans des tirs de roquettes à Damas

Au moins six personnes ont été tuées et 45 blessées aujourd’hui dans des tirs de roquettes et d’obus de mortier sur plusieurs quartiers de Damas, a indiqué un média officiel. Ces tirs provenaient de la Ghouta orientale, région rebelle assiégée à l’est de la capitale syrienne, a rapporté l’agence officielle Sana, qualifiant les tirs de «violation» de l’accord de trêve en vigueur dans cette zone.

» LIRE AUSSI – En Syrie, la famine ronge la région de la Ghouta

La Ghouta orientale est l’une des quatre «zones de désescalade» mises en place dans le cadre d’un accord négocié en mai entre la Russie et l’Iran (alliés du régime) et la Turquie, qui appuie les rebelles. Mais ces derniers jours, le secteur a connu une recrudescence des combats entre les forces du régime et les rebelles, avec des frappes aériennes régulières, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

D’après cette ONG basée en Grande-Bretagne, 26 civils donc cinq enfants ont été tués dans des frappes et des bombardements au cours des dernières 48 heures. Trente-sept soldats et combattants alliés du régime ont aussi été tués dans les combats, a ajouté l’OSDH, disant ne pas avoir de bilan quant au nombre de rebelles tués.

Syrie : comment la Russie s’oppose aux actions de l’ONU depuis six ans

Moscou, membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, a exprimé, jeudi, sa dixième opposition formelle à une résolution relative au conflit en Syrie.

Manifestation contre le régime de Bachar Al-Assad, le 29 janvier 2016, à Genève.

Manifestation contre le régime de Bachar Al-Assad, le 29 janvier 2016, à Genève. FABRICE COFFRINI / AFP

Après six ans et demi de guerre, le scénario est désormais bien rodé. Pour protéger son alliée, la Syrie, la Russie a de nouveau mis son veto, jeudi 16 novembre, à une résolution présentée par les Etats-Unis, qui visait à renouveler le mandat de la commission d’enquête sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie. C’est la dixième opposition formelle de Moscou, membre permanent du Conseil de sécurité, sur le dossier syrien.

Ce schéma de blocage a été mis en place depuis le début du conflit, le 15 mars 2011. Depuis cette date, Moscou se contente de voter les résolutions se cantonnant à une condamnation morale des crimes perpétrés par le régime et par les groupes armés présents. Mais se garde d’approuver les initiatives internationales pouvant avoir des effets contraignants sur Damas.

Lire aussi :   Du soulèvement populaire au conflit international, 6 ans de guerre en Syrie

2011, le couple russo-syrien se forme

 La Russie et la Chine bloquent un projet de résolution des Occidentaux qui veut prendre des « mesures ciblées » pour enrayer l

Manifestation contre le régime de Bachar Al-Assad, le 29 janvier 2016, à Genève. FABRICE COFFRINI / AFP

Après six ans et demi de guerre, le scénario est désormais bien rodé. Pour protéger son alliée, la Syrie, la Russie a de nouveau mis son veto, jeudi 16 novembre, à une résolution présentée par les Etats-Unis, qui visait à renouveler le mandat de la commission d’enquête sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie. C’est la dixième opposition formelle de Moscou, membre permanent du Conseil de sécurité, sur le dossier syrien.

Ce schéma de blocage a été mis en place depuis le début du conflit, le 15 mars 2011. Depuis cette date, Moscou se contente de voter les résolutions se cantonnant à une condamnation morale des crimes perpétrés par le régime et par les groupes armés présents. Mais se garde d’approuver les initiatives internationales pouvant avoir des effets contraignants sur Damas.

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2012, plan de paix avorté

2014, blocage juridique

Lire aussi :   Les disparitions forcées, arme de guerre de Bachar Al-Assad

2016, le martyr d’Alep

2017, attaques chimiques

Lire aussi :   « Il y a eu plus d’une centaine d’attaques chimiques en Syrie »

Fin octobre, la Russie s’était déjà opposée au renouvellement d’un an de la mission du Joint Investigative Mechanism (JIM) ou mécanisme d’enquête conjoint de l’ONU et de l’OIAC. Le travail de ces experts chargés de recueillir les preuves et d’identifier les auteurs des attaques chimiques en Syrie était pourtant l’un des rares acquis en termes de coopération internationale dans le dossier syrien. L’avenir du groupe s’est encore un peu plus obscurci avec le vote du 16 novembre.

 

En savoir plus sur le Monde

 

NEWS/HUMAN RIGHTSSyria’s Ghouta suffers from severe lack of medical treatment

Les médecins ont donné au gouvernement syrien une liste de 452 patients qui doivent être évacués, mais neuf sont déjà morts pendant que l’ONU attend l’approbation du gouvernement syrien.

Environ 400 000 Syriens vivant dans la banlieue de Ghouta à Damas ont été assiégés par les forces gouvernementales au cours des quatre dernières années.

L’ONU estime que seulement 10% de l’aide humanitaire nécessaire atteint la zone qui a pris le parti des combattants de l’opposition et que les médecins ont été forcés de réutiliser des outils médicaux destinés à un seul usage.

Les médecins disent que de nombreux décès évitables « à 100% » se produiront si les patients ne sont pas immédiatement évacués.

Oussama Bin Javaid d’Al Jazeera rapporte de Gaziantep, près de la frontière entre la Turquie et la Syrie.

Rebel-held Eastern Ghouta near Damascus targeted with 23 people killed, while 34 die in Deir Az Zor, activists report.

NEWS / MIDDLE EAST Dozens of civilians killed in Syria air strikes , TRUMPISTAN. 26 NOVEMBRE 2017

En Syrie, la guerre pour le pétrole

REPORTAGE Washington et Moscou bataillent pour contrôler l’or noir. Les Américains ont laissé fuir les djihadistes de Raqqa qui auraient abandonné en contrepartie un site pétrolier majeur. De leur côté, les Russes déploient des mercenaires pour garder les installations pétrolières reprises  à Daech.

Envoyé spécial à Damas

Dans l’immensité du désert, entre champs pétroliers et sites mésopotamiens dominant l’Euphrate, se joue une grande partie de l’avenir de la Syrie. Le pays, ravagé par sept ans de guerre, restera-t-il uni en un seul bloc au fur et à mesure que Damas regagne du terrain sur Daech? Ou sera-t-il, lorsque les armes se seront tues, amputé de territoires tenus aujourd’hui par les forces kurdes pro-américaines dans le nord-est du pays?

Le long du fleuve qui s’écoule jusqu’à l’Irak voisin, l’armée syrienne, alliée à la Russie et à l’Iran, est en concurrence frontale avec des combattants kurdes et arabes (FDS), appuyés par les États-Unis, pour récupérer le terrain cédé par Daech. La dernière grande bataille se joue à Abu Kamal, ville frontière avec l’Irak, que des djihadistes cachés dans des tunnels ont reprise à Damas, le 11 novembre, quelques jours après l’avoir perdue.

Mais ces ultimes combats dans le désert cachent un autre enjeu plus important à terme. Un triple enjeu en fait: quel sera l’avenir des Kurdes syriens qui aspirent à une certaine autonomie? Que deviendront les bases américaines qui les protègent et qui contrôlera le pétrole, arme indispensable pour financer les ambitions des uns et des autres?

Dans le salon de sa maison près du quartier rebelle de Jobar à Damas, Naji Homsi déplie la carte des installations pétrolières dans cette région au centre de toutes les convoitises.

Des rumeurs de coup d’État traversaient le pays après des déclarations brutales du chef d’état-major.

La guerre de succession qui secoue le Zimbabwe s’accélère. Mardi, dans la journée, plusieurs sources et de multiples témoignages sur les réseaux sociaux indiquaient avoir vu des chars arrêtés au bord des routes à l’entrée de la capitale, Harare. Quatre autres chars auraient fait mouvement vers la ville en fin d’après-midi, tandis que des convois de véhicules militaires étaient signalés sur les artères situées en dehors de la cité. Selon Reuters, les tanks se seraient cependant dirigés vers la caserne de la garde présidentielle, sise hors du centre

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La marque Trump

Bagdad, chronique d’une ville emmurée

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Bande-annonce – Bagdad, chronique d’une ville emmurée

A Bagdad, capitale meurtrie par le conflit entre chiites et sunnites et les attaques répétées de Daech, des murs de béton censés protéger la population s’érigent partout et sans fin. Les grands reporters Laurent Van der Stockt et Lucas Menget, fins connaisseurs de l’Irak, ont sillonné la ville pour rendre compte du quotidien des Bagdadis,…

Bagdad, chronique d’une ville emmurée – ARTE … – YouTube

Bagdad, entre les murs

 

In Baghdad, signs of life back on the streets Bagdad, signes de la vie dans les rues

More Iraqis now frequent cafes and park in Baghdad as violence has gone down [File photo: Khalid Al-Mousily/Reuters]
More Iraqis now frequent cafes and park in Baghdad as violence has gone down [File photo: Khalid Al-Mousily/Reuters]

 

 

Pour les autorités irakiennes, mettre un terme à la vague presque quotidienne d’attentats suicides était l’une des raisons pour lesquelles ils devaient vaincre l’EIIL. Le groupe armé contrôle maintenant quelques villages isolés à la frontière irakienne avec la Jordanie et est en fuite après une intense campagne menée par les forces de sécurité irakiennes, les milices Shia, les Peshmerga kurdes et les frappes aériennes de la coalition dirigée par les US.

Cela a eu un effet. Bahar Janabi est un ingénieur à la retraite qui a amené sa famille pour un pique-nique au parc Al Zawhra. Tout autour de lui, les familles irakiennes jouent sur les balançoires et les ronds-points, et le parc d’attractions avec ses grandes roues est prêt à s’ouvrir.

« Je ne suis pas allé dans ce parc depuis 15 ans, c’est notre première fois ici aujourd’hui, je me sentais toujours coincé dans mon quartier, mais maintenant je suis ici et je peux respirer l’air et voir les gens s’amuser », a-t-il déclaré.

Je lui demande pourquoi il pensait que c’était le bon moment pour revenir au parc. Avec un bon degré de fierté, il dit: « Le gouvernement a uni les Irakiens dans la lutte contre l’EIIL, nous avons gagné, il y a une nouvelle vie à Bagdad. »

Le parc bourdonne de bruit et de rires alors que je me promène et rencontre une autre famille. Trois générations de la famille d’Ismail l’entourent. Les jeunes filles et les femmes plus âgées partagent une couverture de pique-nique.

« Il y a moins d’explosions, moins de sectarisme, c’était élevé pendant les temps de l’EIIL, mais les gens ont réalisé que le sectarisme ne sert à rien et que maintenant les gens acceptent mieux les uns les autres, regardez autour de vous, nous sommes chiites, sunnites et chrétiens. dit-elle en protégeant ses yeux du soleil.

Le parc est certainement rempli d’Irakiens de toutes les couleurs, mais un point de contrôle de police à l’entrée rappelle que Bagdad porte toujours les cicatrices de la violence. Pour maintenir cette paix fragile, le Premier ministre Haider al-Abadi a un véritable défi à relever. Il doit s’appuyer sur le succès de l’opération anti-EIIL et unir l’Iraq, en particulier avec la communauté sunnite qui s’est longtemps sentie privée de ses droits.

Il doit aussi s’occuper des Irakiens qui ont rejoint l’EIIL. A Karrada, j’ai demandé à Karrar et à ses amis ce qu’il fallait faire pour les combattants irakiens de l’EIIL. La réponse rapide était: « exécution ». Un autre était: « justice ».

Il y a encore beaucoup de colère envers ISIL ici. Gérer cela sera essentiel et traiter les causes profondes de la montée de l’EIIL encore plus important.

L’une des raisons pour lesquelles l’EIIL a pu s’emparer de l’Irak était que les jeunes sunnites se sentaient ignorés par le gouvernement dirigé par les chiites, sous l’autorité du Premier ministre Nouri al-Maliki. Abadi peut-il changer cela? Il l’espère certainement, mais un attentat à la bombe dans la ville voisine d’Abou Ghraib, le 8 novembre, rappelle qu’il y a encore un long chemin à parcourir.

 

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SOURCE: AL JAZEERA NEWS :

La paix a Bagdad est précaire et est intrasectement lié a la cohésion entre sunnites et chiites dans l’Irak de d’après Daesch…. Ainsi que séparé la religion et l’Etat afin d’éviter toute instrumentalisation de cette dernière.

Sa Béatitude Louis Raphaël Ier Sako, patriarche de Babylone de l’Eglise catholique chaldéenne, appelle à amender la Constitution pour garantir la citoyenneté pleine et entière de tous les Irakiens.

De passage à Paris, Sa Béatitude Louis Raphaël Ier Sako interpelle dans un entretien au Monde sur les conséquences de la crise qui oppose le gouvernement de Bagdad et la région autonome du Kurdistan irakien, depuis la tenue d’un référendum d’autodétermination, le 25 septembre. Le patriarche de Babylone de l’Eglise catholique chaldéenne appelle, en outre, les autorités irakiennes à amender la Constitution pour garantir la citoyenneté pleine et entière de tous les Irakiens, sans distinction de religion.

Si l’Irak veut un avenir, il faut qu’il adopte un régime civil, qu’il sépare la religion – qui relève des affaires personnelles – de l’Etat – qui est l’affaire de tous. Il faut assurer la citoyenneté pleine et entière de tous, et respecter la liberté de conscience, de pensée, de vivre…

Le processus de réconciliation nationale, promis par les autorités de Bagdad, a-t-il été lancé dans le pays ?

Non, et aujourd’hui la situation est pire encore à l’approche des élections (législatives et provinciales) de mai 2018. Les partis politiques et les coalitions préparent le terrain et sont en compétition. Ils instrumentalisent la religion.

Il est très important de se pardonner et de s’ouvrir au présent et à l’avenir. Il faut laisser de côté la mentalité de vengeance et de violence. Il faut préparer l’avenir avec une mentalité d’ouverture à l’autre et aux droits de l’homme. Il faut que tous les Irakiens s’y mettent. On commence à voir une prise de conscience au sein de la population, avec des manifestations chaque vendredi à Bagdad, pour les droits de l’homme, les droits des femmes, le changement de culture… Le nombre de manifestants augmente de semaine en semaine.

 

ENTRETIEN Mgr Sako : « Si l’Irak veut un avenir, il faut qu’il sépare la religion de l’Etat » 15

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