l’opération «Rameau d’olivier»

L’armée turque a lancé le 20 janvier une offensive contre les troupes kurdes basées dans la région d’Afrine, dans le nord de la Syrie. L’engrenage des alliances fait redouter une nouvelle déstabilisation de la région.Le bras armé du parti kurde syrien est affilié à son homologue du PKK, le parti des travailleurs kurdes, considéré par la Turquie, l’Union européenne et les États-Unis comme un groupe terroriste. Mais ces soldats ont été aux avant-postes de la coalition internationale qui a repris les territoires de Daech en Syrie.
Recep Tayyip Erdogan annonce le prochain siège de la ville d’Afrin, en Syrie

L’offensive turque destinée à déloger les combattants kurdes de l’enclave d’Afrin entre, mardi, dans son deuxième mois sans issue rapide apparente.

«Dans les prochains jours et de façon beaucoup plus rapide, le siège du centre de la ville d’Afrin va commencer», a déclaré Erdogan lors d’un discours devant les députés de son parti au Parlement.

Deuxième mois d’offensive sans issue apparente

L’offensive turque destinée à déloger les combattants kurdes de l’enclave d’Afrin entre, mardi, dans son deuxième mois sans issue rapide apparente. Bien que le gouvernement turc ait reconnu avoir perdu 32 soldats, il répète à l’envi que l’offensive avance « comme prévu ». Quelque 240 combattants soutenant la Turquie et près de 200 membres des YPG ont été tués depuis le début de l’opération, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme qui fait aussi état de 94 civils tués, ce qu’Ankara dément.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/syrie/article/2018/02/20/recep-tayyip-erdogan-annonce-le-prochain-siege-de-la-ville-d-afrin-en-syrie_5259651_1618247.html#rx92qCTLtxf8D0ME.99

The report by SANA raised fears of a potential clash between Turkish troops and Syrian forces, which are backed by Russia and Iran.
« There is no agreement. There is only a call from us for the Syrian army to come in and protect the borders, » Nouri Mahmoud told Reuters news agency late on Monday.

The foreign ministers of Turkey, Iran and Russia are set to meet in Istanbul, Turkey’s largest city, on March 14. Turkey’s state-run Anadolu news agency on Monday reported President Recep Tayyip Erdogan held telephone conversations with his Russian and Iranian counterparts about the latest developments in Afrin.Russia’s stand could determine how the conflict plays out, said Kamran Matin, a lecturer at the Sussex University in the United Kingdom.

« A lot depends on the details of this agreement [between the Syrian government and the Kurds] and whether or not Russia is on board, » he told Al Jazeera.

« If Russia is indeed supporting this deployment, that means it would act in defence of its ally in case of an attack by Turkish forces on Syrian forces in Afrin. Or more easily, it can close the airspace for the Turkish air force to operate, which would make any military operation by Turkey very difficult because it is the superior air force that has given them the edge in Afrin. »

Will Turkish and Syrian armies fight in Afrin? Tensions escalate amid reports the Syrian military is deploying forces to fight the Turks alongside the Kurdish YPG. After seven years of war, the complex mosaic that is the battlefield in Syria can still surprise.The USRussiaIranTurkey, and the Syrian regime are all involved with forces on the ground and desperate to make political gains.Afrin, in northern Syria, is now the focus of the conflict, and the situation is getting even more complicated.Last month Turkey launched an operation to seize Afrin from the Kurdish fighters of the YPG – a group Ankara considers « terrorists » and a threat so close to its border.The US has been supporting YPG in the fight against the Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL, also known as ISIS) in Syria and continues to do so, making relations with Ankara even tenser.And Turkey is now facing a new and more direct confrontation.

Syrian pro-government forces will help the US-backed Kurdish soldiers in fighting Turkish troops for control.

What’s next for war-torn Syria?

Will Turkish & Syrian armies fight in Afrin? – YouTube

Les forces progouvernementales syriennes pourraient se déployer à Afrin

Le gouvernement syrien et les milices kurdes YPG auraient conclu un accord prévoyant le déploiement d’unités de l’armée syrienne pour faire face à l’offensive turque.

‘Syrian forces to back YPG’ in fight against Turkey

A Kurdish YPG official claims regime forces will join Kurdish fighters in Afrin.The Kurdish YPG fighters claim they have reached a deal to allow Syrian government troops to enter Afrin in the northwestern part of the border town.Nuri Mahmoud, a spokesman for the People’s Protection Units (YPG), told Al Jazeera on Monday that they are calling on the Syrian government forces « to preserve a united Syria », in a development that could mean regime forces might directly confront Turkish troops in the region.

Turkey and Free Syrian Army (FSA) – an Ankara-backed armed Syrian opposition group – last month launched an air and ground operation into Afrin to push the US-backed YPG fighters out to create a buffer zone on its southern border.

Ankara considers YPG, which controls Afrin, a « terrorist » organisation.The PKK has waged a decades-long armed fight against the Turkish state that has killed tens of thousands of people.The PYD/YPG has come to control large swaths of northern Syria, including Afrin, in the course of the Syrian war as it led the US-backed umbrella organisation Syrian Democratic Forces (SDF) in the fight against the Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL) group. The US support for SDF has infuriated Turkey and created the ongoing diplomatic crisis between the two NATO allies.

The latest development highlights the complex battlefield of northern Syria, which hosts a high number of actors, including the PYD/YPG, the Syrian government, rebel factions, Turkey, the US and Russia.

 

 Il restait, pour conclure ce panorama, au secrétaire général de la Ligue arabe, l’Egyptien Ahmed Aboul Gheit, à se désoler de « la désintégration » de ce qu’il appelle « le système arabe » depuis 2011. « Je vois une très mauvaise situation au Moyen-Orient, je vois une très mauvaise confrontation en Syrie avec l’intervention des grandes puissances, a-t-il dit. Les Russes sont sur la côte, les Américains sont à l’intérieur, les Iraniens sont partout. Et je dis à la Turquie : attention, vous intervenez dans un pays arabe. »« C’est un désastre », a conclu le dirigeant arabe.

Sous la pression de l’offensive turque, les Kurdes ont dû négocier le retour de Damas dans l’enclave autonome.

Des forces pro-Assad s’apprêtaient à entrer lundi dans la région d’Afrine pour faire face à l’offensive de l’armée turque contre les positions des combattants kurdes du PYD qui administrent cette enclave du nord-ouest de la Syrie. Mais l’accord final autour de ce nouveau rebondissement dans la crise ne serait pas encore complètement ficelé entre Damas et les Kurdes, sous le parrainage de la Russie.

Plutôt qu’un déploiement de l’armée syrienne, il s’agirait dans un premier temps de «forces populaires qui arriveront pour soutenir les habitants contre l’attaque du régime turc», indique l’agence officielle syrienne Sana. Par «forces populaires», il faut entendre des supplétifs syriens, irakiens ou libanais au pouvoir syrien. Ils …

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/international/article/2018/02/19/a-munich-les-echos-du-chaos-moyen-oriental_5259099_3210.html#wp6EE1Agd9Q3rtL1.99

La Turquie a bombardé cette nuit la région syrienne d’Afrin, où des milices pro-Assad étaient entrées quelques heures plus tôt pour prêter main-forte aux forces kurdes, rapporte l’OSDH.

Un commandant de l’alliance pro-Damas a déclaré mardi soir que ses hommes avaient riposté aux rebelles syriens pro-turcs. Cette confrontation entre Damas et Ankara complique un peu plus le jeu d’alliances dans le nord de la Syrie où sont présents la Turquie, les rebelles et l’armée syrienne, les milices chiites soutenues par l’Iran, les combattants kurdes et la Russie et les Etats-Unis.

 

A lire 

Will Turkish and Syrian armies fight in Afrin? | Turkey | Al Jazeera

21 janvier 2018
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Syrie – Le cri etouffe

 

Bachar El-Assad, le pouvoir ou la mort

Bachar El-Assad, le pouvoir ou la mort

  • Genre : Documentaire – Société
  • Année : 2017
Bachar El-Assad a reçu la Syrie en héritage de son père, Hafez El-Assad. C’est lui qui a bâti cette dictature de fer. Bachar est un homme au double visage. Le timide Docteur Bachar, qui a longtemps séduit l’Occident et promis de faire avancer son pays vers plus de démocratie. Et le terrible Mister Assad, dictateur, qui combat son propre peuple dans une guerre civile aux centaines de milliers de victimes. Grâce aux témoignages de ses proches et d’anciens cadres du régime, le film raconte l’ascension d’un homme qui ne devait pas être président, et décrypte un système qui ressemble à celui de la Mafia. Avec ses parrains, ses règlements de compte et ses milliards d’argent sale
La Syrie au cœur de l’actualité de 2017

 « Quand létat t’enseigne a tuer, il se fait appeler patrie. »

MARDI 20H55 : « Bachar El-Assad, le pouvoir ou la mort » mardi 12 …

Macron face au piège Assad en 2018

Le président Macron, aveuglé par sa volonté de rupture avec son prédécesseur, est en train de tomber dans le piège pourtant grossier que lui tend Bachar al-Assad.

 

Emmanuel Macron a paru d’emblée bien pressé de se démarquer de la politique suivie par François Hollande sur la Syrie. Dès juin dernier, il annonçait un « aggiornamento » dont il reconnaissait lui-même le limiter à « ne pas faire de la destitution de Bachar al-Assad un préalable à tout ». C’était bien caricaturer la ligne suivie jusque là par la France que de la réduire à ce « préalable à tout ». Et on ne fera pas au chef de l’Etat l’indélicatesse de rappeler les propos assez différents qu’il avait tenus sur la Syrie en tant que candidat. L’essentiel est que, en proclamant cet « aggiornamento », Macron se défaussait d’une carte majeure dans le rapport de forces qu’il est sage d’entretenir avec la dictature syrienne, surtout si l’on envisage de renouer plus ou moins formellement avec elle.

DEUX OU TROIS CHOSES QUE JE SAIS DE BACHAR

Pour avoir pratiqué les Assad père et fils comme diplomate, j’ai toujours été frappé par la puissance qu’ils retirent de leur immobilisme. Bachar se plaît à égrener les noms des présidents français ou américains auxquels il a imperturbablement survécu, malgré les tentatives des uns ou des autres pour le déstabiliser. Tel est le privilège des despotes face aux dirigeants démocratiquement élus. Les despotes peuvent à loisir massacrer, charcuter, éventrer, piller, énucléer, torturer, martyriser, et bien sûr violer. Un Assad ne bouge pas, il campe sur des positions inébranlables et il attend que la donne internationale lui soit plus favorable, tout en serinant la même antienne.

L’URGENCE DE RETABLIR UN RAPPORT DE FORCES

Macron a commis l’erreur pourtant élémentaire de s’avancer à découvert sur le terrain choisi par Assad. Il aurait pu s’épargner ce camouflet si, au lieu de « vaincre les terroristes », il avait parlé de « vaincre Daech » ou de « vaincre les jihadistes ». Il ne pouvait en effet ignorer que, aux yeux d’Assad, comme d’ailleurs de ses parrains de Moscou et de Téhéran, tout opposant est par définition un « terroriste ». Le président français avait aussi affaibli sa main en refusant, à ce jour, d’entendre les très nombreux appels à un retrait de la Légion d’honneur accordée en 2001 à Assad. Même les révélations de viols systématiques de femmes syriennes par les séides du dictateur n’ont pas suffi à Macron pour traiter Assad avec la même sévérité que Weinstein. Comme si les victimes n’avaient pas le même poids aux yeux de l’Elysée quand elles sont vedettes d’Hollywood ou Syriennes anonymes.

Face caméra, des Syriennes témoignent des viols et des déshonneurs subis dans les geôles de Bachar el-Assad. Un documentaire exceptionnel, que Télérama.fr vous propose de voir en avant-première, avant sa diffusion sur France 2 jeudi 7 décembre.

Exceptionnel par sa portée, ce film est le fruit d’un travail à six mains, avec Annick Cojean, grand reporter au Monde, et Souad Wheidi, chercheuse. Fragmentation des corps, effondrement des esprits : dès qu’il s’agit de traduire l’indicible, Manon Loizeau dissémine, entre les témoignages et les silences, des bribes de paysages, un mur en ruine, des oiseaux dans le ciel. Un portrait de femmes héroïques, plus encore que victimes.

 

 

 

Syrie – Le cri etouffe – YouTube

Si l’Elysée s’est rallié au principe, en soi terriblement discutable, d’un dialogue avec le régime Assad, qu’il ouvre un tel dialogue en position de force morale plutôt qu’en demandeur humilié. Qu’il soit « intraitable » dans l’exigence d’un accès inconditionnel de l’aide humanitaire à la Ghouta. Que le retour de la France à Damas s’opère sur les bases du droit international plutôt que d’un « aggiornamento » bâclé. Etre « intraitable » ne signifie pas ne pas vouloir traiter, mais refuser de le faire à n’importe quel prix.

Une bien noble résolution pour 2018 en Syrie.

L’INSTANT M : Manon Loizeau : le viol des femmes syriennes

Yemen: ‘Now there will be a new level of civil war’

nNEWS/HOUTHISYemen: ‘Now there will be a new level of civil war’

Le chef de la rébellion houthiste, Abdel Malik Al-Houthi, 38 ans, n’a pas eu un mot pour la mort de son ancien allié, l’ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh, tué par des miliciens lundi 4 décembre près de Sanaa, la capitale. M. Saleh tentait de fuir vers le sud, selon les houthistes, en direction de son district natal de Sanhan. Dans un discours diffusé dans la soirée par la chaîne Al-Massira, le leader reclus de la rébellion houthiste s’est félicité de « l’échec du complot » de son rival, sans mentionner le sort de son ancien allié.
La death de l’ancien président du Yémen, Ali Abdullah Saleh, soulève des doutes quant à l’avenir du pays déchiré par la guerre, car la lutte d’une coalition dirigée par les Saoudiens contre les rebelles Houthi va probablement s’intensifier, selon les analystes.

Saleh a été tué lundi par des combattants Houthi – ses anciens alliés – et sa mort est considérée comme un « très grand coup » pour ses forces, a déclaré Hakim al-Masmari, rédacteur en chef du Yemen Post.

« Sa maison est assiégée depuis deux jours et aujourd’hui ils ont attaqué la maison, il s’est échappé … il a été retrouvé dans un véhicule qui avait affronté les forces de contrôle des Houthis« , a déclaré à Al Jazeera la capitale du Yémen, Sanaa.

« C’est là qu’il a été tué avec un certain nombre de ses principaux collaborateurs. »

peu de Libyens ont pleuré la mort de Kadhafi. Mais le Yémen portait lundi le deuil d’Ali Abdallah Saleh. Un deuil amer, inquiet, pour un président renversé en 2012 dans la foulée des « printemps arabes ». Saleh, 75 ans, a été un chef de guerre – parmi ceux, nombreux, qui se disputent le Yémen – plus qu’un chef de l’Etat, dont il a été, plus de trois décennies durant, l’incarnation autant que le mauvais génie.

Saleh, qui a dirigé le Yemen pendant plus de trois décennies

Ali Abdallah Saleh, né en 1942 dans le village rural de Bayt Al-Ahmar, près de la capitale, Sanaa, avait commencé sa carrière en nationaliste arabe, au temps des lieutenants-colonels. Sans grande éducation ni appuis tribaux d’importance, mais plus intelligent et rusé que tous les autres, il avait gravi les échelons de l’armée après la proclamation de la République, en 1962, au fil d’une guerre civile de huit ans. En 1978, il est le troisième militaire à prendre le pouvoir, succédant aux deux autres, assassinés durant l’année écoulée. Saleh, lui, saura durer. Il règnera trente-trois ans : une longévité exceptionnelle à ce poste.

Désir de revanche

Saleh était un admirateur de Saddam Hussein – il enverra un contingent combattre à ses côtés durant la guerre du Golfe – mais pas vraiment un dictateur de la même trempe et de la même cruauté. Il a su rallier les tribus dans les zones reculées où l’Etat n’a que peu de prise, acheter les uns, faire rire les autres. Il sait rendre service : dans les années 1980, lorsque le fils d’un milliardaire saoudien d’origine yéménite, Oussama Ben Laden,

Il a joué un rôle central dans la guerre civile en cours, a demandé à la coalition saoudienne de lever le siège qu’elle a imposé au Yémen dans un discours télévisé samedi.

Il a également officiellement rompu –broke ties avec les Houthis, déclarant qu’il était ouvert au dialogue avec la coalition militaire qui est en guerre avec son alliance rebelle depuis plus de deux ans.

Pour de nombreux Yéménites, l’alliance de pur intérêt entre Saleh et les houthistes était destinée un jour à éclater. Lors des années 2000, M. Saleh leur avait mené six guerres successives, dans leur fief du nord du pays, causant une dizaine de milliers de morts et 200 000 déplacés. Contraint de quitter le pouvoir en 2012 à la suite du « printemps » yéménite de 2011 et de pressions saoudiennes, il avait pris sa revanche en facilitant leur entrée dans Sanaa, en septembre 2014. Mais depuis un an, ses alliés l’étouffaient. Les houthistes avaient débauché une partie de ses troupes et mis la main sur la base 48 et ses importants stocks d’armes

En août, des heurts limités avaient opposé les deux factions dans la capitale. Depuis lors, les houthistes se sont raidis et ont accéléré leur prise de contrôle des postes-clés. Les deux camps rebelles se déchiraient silencieusement sous la pression de la coalition, qui les privait de ressources financières en resserrant son blocus. M. Saleh conservait cependant un capital politique. Il était le seul à maintenir un contact permanent avec la coalition – plusieurs dizaines de membres de sa famille vivent en résidence surveillée aux Emirats arabes unis, dont son fils et héritier, Ahmed Ali. Au Yémen aussi, l’ex-président conservait des rapports avec les différentes factions du pouvoir légitime. Surtout, il savait jouer du ressentiment de la population contre les houthistes, à cause des conséquences du blocus.

Alors que l’ Saudi Arabia avait salué ses propos, les Houthis ont déclaré que l’initiative de Saleh était un « coup d’Etat ».

En 2015, l’Arabie saoudite, avec d’autres pays Sunni musulmans, est intervenu militairement au Yémen pour rétablir le gouvernement du président Abd-Rabbu Mansour Hadi, qui avait été renversé par le groupe Houthi l’année précédente.

L’alliance fragile de Saleh avec la direction des Houthis était largement considérée comme une intégration, réunissant son parti du Congrès général du peuple (GPC) et la faction Houthi Ansar Allah, qui étaient en désaccord les uns avec les autres dans le passé.

Masmari a noté que la mort de Saleh pourrait conduire la coalition dirigée par l’Arabie Saoudite à intensifier davantage ses opérations militaires.

Depuis la récente scission, la coalition a intensifié les frappes aériennes sur les zones contrôlées par les Houthis à Sanaa, ciblant l’aéroport abandonné et le ministère de l’Intérieur.

Mort de Saleh au Yémen : un tournant dans la guerre ?

Cependant, ni les rebelles ni la coalition n’avait intérêt à ce que Saleh disparaisse. « Il est le seul à pouvoir rassembler ses partisans », note l’analyste Farea Al-Muslimi. Durant trois ans, l’ex-président s’était attaché à préserver Sanaa d’un éclatement et à assurer une relative continuité administrative dans les zones rebelles. « Sans lui, le conflit se fractionnera encore plus : chacun cherchera à se tailler son petit royaume », craint M. Al-Muslimi. Lundi matin déjà , les houthistes affirmaient avoir d’ores et déjà remporté la victoire à Sanaa.

 

(Partie 1)

 

 

(Partie 2)

« Personne ne gagne »

Joost Hiltermann, directeur du programme Moyen-Orient d’International Crisis Group, a déclaré que la rupture de l’alliance Houthi-Saleh « augmenterait la fragmentation et les conflits en ajoutant des couches de vengeance ».

« Le GPC de Saleh, une partie critique du centre, pourrait se fracturer davantage, beaucoup rejoignant des combattants anti-Houthi« , a déclaré Hiltermann à Al Jazeera.

Venger son père

Dans son discours, lundi, Abdel Malik Al-Houthi a évoqué « un jour sombre pour les forces de la coalition ». Qu’il ait ordonné l’exécution de son rival ou non importe peu désormais : les houthistes se disent renforcés, débarrassés d’un ennemi de l’intérieur. Un grand rassemblement de célébration était prévu mardi à Sanaa.

« Personne ne gagne. »

Le dernier développement est un revers majeur pour la coalition dirigée par l’Arabie saoudite, qui inclut United Arab Emirates (UAE) en tant qu’acteur clé, a-t-il dit.

« Ils espéraient que Saleh assiégerait les Houthis, mais les choses semblent se dérouler différemment, montrant la faillite de leur approche militaire de la guerre« , a déclaré Hiltermann.

Plus tôt cette année, une série de courriels divulgués a révélé le desire de l’Arabie saoudite de mettre fin à la guerre au Yémen lors des discussions avec les anciens responsables US.

Bien qu’aucune mesure officielle n’ait été prise pour se retirer du conflit, Hiltermann dit que Riyad a actuellement « moins d’options pour une sortie négociée.

« S’ils décident de doubler les bombardements aériens, ce sont les civils qui souffriront – en plus de la humanitarian catastrophe que nous avons déjà vue au Yémen« , a-t-il dit.

Les luttes intestines des rebelles surviennent alors que les résidents du Sanaa partiellement bloqué ont un besoin urgent d’aide humanitaire.

 

 

La coalition dirigée par l’Arabie saoudite a imposé un blocus en octobre dans le pays de la péninsule arabique, où près de 80% des habitants ont besoin d’aide humanitaire pour survivre.

La semaine dernière, alors que la pression internationale augmentait sur les souffrances de millions de Yéménites, certains secours humanitaires ont été autorisés à enter au Yémen.

Andreas Krieg, analyste politique au King’s College de Londres, a déclaré que « le court terme au Yémen serait un état d’insécurité pire qu’avant.

« Saleh était un intégrateur, les Houthis qui le tuent enlèvent la colle de l’équation« , a déclaré Krieg à Al Jazeera.

Bien qu’il ne soit pas clair si les alliances sur le terrain vont changer, Krieg pense que cela va arriver.

« Les bombardements de la coalition étaient déjà assez graves, il y aura maintenant un nouveau niveau de guerre civile », a-t-il dit.

L’Arabie Saoudite veut se retirer du conflit « cher », mais maintenant il n’y a « plus moyen de sortir de la guerre pour la coalition ».

L’avenir de GCP

Que vont devenir les militaires fidèles à M. Saleh et son parti, le Congrès général du peuple (CGP) ? Lundi soir, le président légitime, Abd Rabbo Mansour Hadi, a tenté de les rallier depuis son exil à Riyad, répétant son soutien au « soulèvement » auquel avait appelé M. Saleh avant sa mort. Plus réaliste, le gouverneur de la province orientale de Marib, Sultan Al-Aradah, a ouvert sa ville aux membres du CGP qui voudraient s’y réfugier.

« Une interrogation demeure sur la volonté des houthistes de reprendre vite le contrôle des provinces qu’ils tenaient conjointement avec les forces de M. Saleh, note cette source diplomatique. Les forces de Saleh y sont plus à leur aise pour manœuvrer que dans la capitale, et peuvent bénéficier de ses réseaux tribaux. »Cependant, il faudra des mois à la garde républicaine, le principal corps d’arméeresté fidèle à M. Saleh durant la guerre civile, pour reformer sa chaîne de commandement, après les pertes de Sanaa.

Il en va de même pour le parti, au sein duquel aucune figure ne s’impose. « Il faudra qu’un chef émerge à Sanaa, ça n’est pas aisé, et les gens n’accepteront pas une direction basée à l’étranger », relève Mustapha Noman, ancien vice-ministre des affaires étrangères. Le fils et héritier désigné de Saleh, Ahmed Ali, ancien patron de la garde républicaine, est assigné à résidence aux Emirats arabes unis. Il a promis de « conduire la bataille » pour venger son père, dans un discours diffusé mardi par la chaîne saoudienne Al-Ekbaria.

La succession aAhmed Abdullah Saleh

La mort de Saleh laisse ouverte la question d’un successeur pour diriger le GCP.

Les analystes se demandent si ses partisans finiront par prêter serment d’allégeance aux Houthis, ou s’ils se regrouperont et s’allieront avec des personnalités du parti de Saleh.

Son fils, Ahmed Abdullah Saleh, ancien commandant de la Garde républicaine de l’armée yéménite, réside aux Emirats depuis plus de quatre ans.

Le neveu de Saleh, Tareq Mohammed Abdullah Saleh, est un général de l’armée qui a agi comme conseiller militaire de Saleh pendant des années.

Selon Masmari, Tareq devrait prendre la tête des opérations militaires contre les rebelles houthis.

Gamal Gasim, professeur agrégé d’études sur le Moyen-Orient à la Grand Valley State University, a déclaré que la sécurité de Sanaa pourrait rester stable si les rebelles accéléraient leur contrôle sur la ville.

Cependant, si Tareq réussit à rallier le soutien de la Garde Républicaine ainsi que les tribus Sinhan de Saleh, le chaos à Sanaa pourrait l’emporter.

« Il reste à voir si le fils de Saleh, Ahmad Saleh … retournerait au Yémen et assumerait la direction de ce qui reste des forces de son père« , a déclaré Gasim, notant que cela nécessiterait le soutien de l’Arabie saoudite et des EAU. »Le timing est crucial: s’ils veulent réussir dans cet effort, ils doivent se déplacer dans une fenêtre de 48 heures. »

Subscribe to VICE News here: http://bit.ly/Subscribe-to-VICE-News Since 2011, when Yemeni youths took to the streets and sparked the eventual demise of former President Ali Abdullah Saleh’s regime, the country has fallen to pieces. The new embattled government is now struggling to cope with a bevy of issues, including sectarian rivalries, CIA drone strikes, and one of al Qaeda’s most sophisticated branches. It now risks presiding over the failure of one of the world’s most fragile countries. In « Yemen: A Failed State, » VICE News visits some of Yemen’s most dangerous and hard-to-reach places and groups, including the national Army in the country’s lawless East, the Houthis in Sana’a, and the Popular Committee in the South, to find out how both the government and the West’s policy toward Yemen have gone wrong. Check out « Al-Qaeda Hospital Massacre in Yemen » – http://bit.ly/1lWbsLA Check out the VICE News beta for more: http://vicenews.com

 

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