Skynet.

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Terminator 3 Skynet Takes Over

 

 

Skynet.D’ici à 2045, avec la singularité, les IA, qui auront atteint la conscience artificielle, permettront l’augmentation du néocortex humain. Mais il faut être prudent, car certains, comme Elon Musk et Stephen Hawking, évoquent un risque pour l’humanité avec l’avènement des IA supérieures.

BINGO ! Ce début d’article (qui ressemble à tant de choses lues ou entendues depuis quelques années) coche suffisamment de cases du Bullshit Bingo imaginé par notre journaliste Erwan Cario pour qu’on ne prenne ça pas trop au sérieux.

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Innocence ( Ghost in the shell ) débute par une citation paraphrasée de L’Ève future de Auguste de Villiers de l’Isle-Adam  : « Si nos dieux et nos espoirs ne sont rien d’autre que des phénomènes scientifiques, alors notre amour est également scientifique1. ».

Le jour ou la réalité a dépassé la science fiction :  n When algorithms discriminate: Robotics, AI and ethics

Stephen Roberts discusses the threats and promises of artificial intelligence and machine learning.

18 Nov 2017 14:15 GMT Science & TechnologyUnited KingdomCyber Security

 

Rêves de machines (Speak), de Louisa Hall, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Hélène Papot, Gallimard, « Du monde entier », 384 p., 22 €.

« Intelligence artificielle Ces machines qui nous veulent du bien « 

 

RoboCop TRAILER 1 (2014) – Samuel L. Jackson, Abbie Cornish Movie HD , n 14/08/2016 « Comment vivre avec les robots « 

nL’intelligence artificielle au service de la répression

L’intelligence artificielle (IA) permet de décupler les capacités de reconnaissance faciale. Le masquage partiel n’est plus une parade pertinente. Par contre d’autres chercheurs en IA décrivent comment tromper le système.

L’intelligence artificielle (IA) est une discipline scientifique qui combine des approches statistiques et informatiques. Les approches récentes sont basées sur des algorithmes appelés « réseaux neuronaux profonds » (Deep neural network) qui « apprennent » sur un grand nombre d’exemples, puis peuvent ensuite classifier de nouveaux exemples.


La reconnaissance faciale est l’un des domaines où ce type d’algorithme a récemment montré toute sa puissance. Le but étant d’être capable d’identifier une personne sur la base d’une image de son visage, par exemple une image d’une caméra de vidéosurveillance.
Deux articles récents montrent toute l’étendue de ce dont ces algorithmes sont capables, mais aussi comment une bonne connaissance de leur fonctionnement peut permettre de les combattre.
Dans le premier (voir l’article en anglais sur le site de Vice) on voit que les chercheurs viennent de franchir une nouvelle étape : ils ont entraîné l’algorithme pour lui permettre de reconnaître des visages partiellement masqués : « Le système a été capable de reconnaître correctement une personne au visage couvert d’un foulard dans 67% des cas ». Comme le reconnaît avec une naïveté déconcertante le chercheur : « Pour être honnête, quand j’ai développé cette méthode, je pensais juste aux criminels ». Mais on voit bien tout le potentiel d’une telle technologie au service de la répression, par exemple l’identification de manifestants masqués.
Cet article conclut : « Nous pourrions bien voir dans le futur une compétition entre experts en IA (possiblement employés par des gouvernements) qui essaient de créer des algorithmes de reconnaissance faciale contre d’autres chercheurs qui cherchent comment y échapper » .

Et c’est très précisément le thème du second article sur ce sujet, toujours dans Vice. On y apprend que l’on peut non seulement échapper à la reconnaissance faciale, mais même tromper le système en se faisant passer pour quelqu’un d’autre grâce à un « simple » port de lunettes appropriées.
Des chercheurs de la Carnegie Mellon University ont en effet développé des lunettes dont la décoration est capable de tromper les algorithmes de reconnaissance faciale. Dans 90% des cas, ces lunettes ont permis de tromper le logiciel Face++, qui est utilisé pour la détection, la traque et l’analyse de visages, permettant de trouver l’âge, le genre ou l’identité d’une personne. Il s’agit vraiment de retourner « contre nos propres généraux » les armes qu’ils ont soigneusement peaufinés pour nous contrôler. Imaginons : des dizaines de milliers d’Emmanuel Macron défilant contre la loi « travaille ».

Comme le note Zeynep Tufekci, professeur à l’ Université de Caroline du Nord : « Trop de gens se préoccupent de ce que l’IA (comme une sorte d’entité indépendante) peut nous faire. Trop peu se préoccupent de ce que le pouvoir peut faire avec l’IA. » On ne doit pas sous-estimer les enjeux de ces technologies et leur impact sur nos vies. Une utilisation liberticide de l’IA doit trouver sur son chemin une utilisation libertaire.

Des drones ou des robots capables de tuer sans intervention humaine remplaceront-ils bientôt les soldats sur les champs de bataille ? L’intelligence artificielle va transformer les guerres du futur et peut-être les équilibres stratégiques existants. Géopolitis, une émission de la Radio Télévision Suisse, dimanche 19 novembre 2017.​ ​ Le site de Géopolitis : http://geopolitis.ch #géopolitis

 

 

Robots tueurs, guerre 4.0

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A l’ombre des marronniers, le fascisme qui vient

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nFlores Magon

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“Arme-toi et sois violent-e, magnifiquement violent-e, afin que tout explose… Arme-toi et combats le terrorisme, fous le feu, conspire, sabote… sois violent-e… naturellement violent-e, librement violent-e”
Mauricio Morales , combattant anarchiste mort en action le 22 mai 2009.

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De François Grob
Appelait-on les manifestants de Mai 68 également des « casseurs », terme utilisé jusqu’à l’écoeurement par les médias bourgeois actuels ? Ou tous les manifestants qui ont détruit des choses matérielles dans le cours historique, principalement pendant des mouvements révolutionnaires ? (Exemple de la prison de la Bastille en 1789 démolie par les révolutionnaires, euh faut-il les appeler plutôt les casseurs également ?)
Une citation que je viens de voir ce matin, avec laquelle je suis totalement en accord :

« Il y a trois sortes de violence. La première, mère de toutes les autres, est la violence institutionnelle, celle qui légalise et perpétue les dominations, les oppressions et les exploitations, celle qui écrase et lamine des millions d’hommes (et de femmes) dans ses rouages silencieux et bien huilés.
La seconde est la violence révolutionnaire, qui naît de la volonté d’abolir la première.
La troisième est la violence répressive, qui a pour objet d’étouffer la seconde en se faisant l’auxiliaire et la complice de la première violence, celle qui engendre toutes les autres.
Il n’y a pas de pire hypocrisie de n’appeler violence que la seconde, en feignant d’oublier la première, qui la fait naître, et la troisième qui la tue. »

Le MONDE SOUS SURVEILLANCE /
 
P92 Le problème, je vous l’ai dit, c’est que les gens ont besoin de la peur… Pourquoi croyez-vous qu’ils allument leurs écrans chaque soir ? Pour savoir à quoi ils ont échappé… La peur est rare, voyez-vous. La vraie peur, celle à laquelle on peut s’identifier, celle qui vous frôle au point de vous cuire la peau, celle qui entre dans la mémoire et y tourne en boucle jour et nuit. Et pourtant, cette denrée-là est vitale. Dans une société de liberté, c’est la seule chose qui fait tenir les gens ensemble. Sans menace, sans ennemi, sans peur, pourquoi obéir, pourquoi travailler, pourquoi accepter l’ordre des choses ? Croyez-moi, un bon ennemi est la clef d’une société équilibrée. Cet ennemi-là, nous ne l’avons plus…. Nous sommes victimes de notre succès, en un sens. La protection sociale a bien travaillé. Les églises, les mosquées, les synagogues, les sectes, les banlieues, les associations sont truffées d’indicateurs. Tout est donc sous contrôle. Le danger, nous l’avons repoussé à l’extérieur, dans les non-zones. Mais les non-zones sont isolées, morcelées, à ce point bombardées que toute force organisée y a été aussi cassée…. Si nous voulons de bons ennemis, ce sera à nous de susciter des vocations.
 

 

n Rappel
Edward Bernays, le père de la propagande :  »
Année: 2008
Durée: 26′ 26 »
Dans cet enregistrement en libre écoute, nous faisons connaissance avec Edward Bernays, un homme qui a profondément marqué le 20è siècle puisqu’il est l’inventeur des techniques de manipulation de l’opinion, déclinées en propagande, puis en relations publiques et en marketing.

L’inventeur de la propagande moderne est Edward Bernays – YouTube https://www.youtube.com/watch?v=Q8e8FJrVJPw

 

Une phrase qui rappelle celle de Noam Chomsky : « La propagande est à la démocratie ce que la violence est à un Etat totalitaire ».

Malgré tout, la propagande est violente, elle aussi, car elle revient souvent à criminaliser les victimes, afin de faire oublier qui est le véritable bourreau. Les exemples sont légions, et il convient de ne pas les traiter à la légère, car ils sont d’une brutalité sans nom, et mènent à des conséquences désastreuses.

  • On incrimine le demandeur d’emploi, quand on ne parle jamais du patron voyou (coucou Gattaz et le MEDEF).
  • On criminalise la jeunesse, surtout celle qui est déjà marginalisée et ghettoïsée, mais on ne dit rien du délinquant en col blanc qui à coup de millions, détruit des dizaines ou des centaines de vies.
  • On envoie en prison le SDF pour un paquet de pâtes, mais pas le politicien qui a fraudé ou volé des millions (de nos poches). De la même façon, on envoie plus facilement en prison le chômeur que le travailleur (à délit équivalent).
  • On parle de la fraude au RSA, la goutte d’eau, mais on néglige les fraudes et les exils, ces vagues qui nous privent de moyens pour faciliter la vie de milliers de travailleurs, dans des secteurs aussi critiques que la santé ou l’éducation.
  • On débat sur des produits cancérigènes pendant des mois et des mois (ça brasse tellement) au lieu de les interdire directement, pendant que des centaines d’espèces disparaissent sous nos yeux
  • En regardant sur la gauche, on pointe du doigt l’immigré qui a fui la misère, la guerre, la persécution, la soif peut-être, et on l’accuse de tous les maux (économiques, encore), sans voir celui qui nous fait les poches sur la droite !
    etc.

source : Combattre les idées reçues de l’ultra-libéralisme dominant

L’Etat ment.

« Ce qui est une réalité de l’époque actuelle, en revanche, c’est la remilitarisation du maintien de l’ordre. Avec ses nouvelles armes, la police tire à nouveau dans la foule. L’état d’urgence permet à présent aux forces de l’ordre de garder leurs armes à feu en permanence, des manifestants sont très gravement mutilés voire tués, des peines de prison exorbitantes sont distribuées.

Ce qui est tout aussi réel, ce sont les attaques sans précédent du gouvernement Macron, avec une gouvernance ultra-libérale et violente qui ponctionne directement l’argent public pour le redistribuer aux riches, et qui met méthodiquement à sac l’intégralité des conquêtes sociales.

Ce qui est réel enfin, c’est la destruction généralisée de la nature et la catastrophe qui arrive, avec l’extinction des espèces, l’empoisonnement des mers et le bétonnage des terres.

Mais évidemment, le vrai danger semble venir de « l’ultra-gauche ». »

via Yannis Youlountas

Vous aussi vous vous demandez pourquoi les médias multiplient les sujets anxiogènes sur « la menace d’ultra-gauche » ?

 

ovembre 2017]

Aucun texte alternatif disponible.

Explications dans le dernier numéro du Canard Enchainé qui nous révèle que, finalement, la campagne est lancée directement par le sommet de l’État. Certains journalistes, éternels paillassons du pouvoir, relaient tout simplement ce que leur dictent l’Élysée et la hiérarchie policière. Macron a décidé, pour asseoir son début de mandat, de frapper vite et fort en opérant la plus grande attaque sociale depuis la Libération. Et vue l’extrême faiblesse du mouvement syndical et de l’opposition en général, il faut fabriquer un ennemi : « l’ultra-gauche ».

Ainsi, les différents groupes et collectifs qui luttent pour plus d’égalité, de partage des richesses, contre le racisme et les oppression sont décrits par le pouvoir comme des « pré-terroristes », et des « Antifas, Pro-palos, Black-Blocs, Anarcho-Autonomes » qui ont « le même fonctionnement que l’Etat Islamique ». Rassurant.

Prochain épisode : une grosse affaire médiatico-judiciaire montée de toute pièce contre des militants. Mise en scène et effets spéciaux fournis par le ministère de l’Intérieur.

[Source : Canard Enchainé du 8 novembre 2017]

 

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UHT
Ultime Hyper Totale gauche
À gauche de la gauche de la gauche de l’extrême gauche

(merci @laparisiennelib !)

A l’ombre des marronniers, le fascisme qui vient

On sait que dans le jargon de la presse, le marronnier est un sujet qui revient périodiquement quand l’actualité est peu fournie et qu’il s’agit de remplir les colonnes d’un support papier (et de nos jours, plus encore, pixélisé). Le « retour du retour de l’ultra-gauche » pourrait être considéré simplement comme tel, habitués que nous sommes à son resurgissement annuel dans la prose des portes-paroles de la police détenteurs d’une carte de presse, en particulier quand tel service (en l’occurence celui de la DGSI qui s’occupe de l’extrême-gauche) craint des réductions de personnel ou d’autonomie, l’agitation médiatique étant censé obliger les politiques à prendre la « menace » au sérieux. Disons qu’actuellement, du Canard Enchaîné au bulletin municipal de Limoges, il y aurait comme une insistance qui nous ferait présager de grandes opérations médiatico-judiciaires qui auraient tiré des leçons de l’affaire de Tarnac, avec cette nuance inquiétante que désormais, entre les sociologues amis de la BAC, les « spécialistes » de l’antiterrorisme, les notables antizadistes, et les militants du Front national, il y aurait comme une sorte de front commun en formation… Quand on voit qu’au fond, entre le discours du Front et celui des sociologues et autres notables, il n’y a que des nuances, parler de petite musique d’un Dysneyland fasciste pour caractériser l’ensemble paraît de moins en moins exagéré.

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  • Globalia, Jean-Christophe Rufin, éd. Folio, 2005 (ISBN 2-07-0309018-5), Kate chez le sénateur, p. 290-291

C’est la grande sagesse du peuple, voyez-vous. Les gens ne se dérangent que pour les élections qui ont un sens.

  • Globalia, Jean-Christophe Rufin, éd. Folio, 2005 (ISBN 2-07-0309018-5), Kate chez le sénateur, p. 292

Xénophobie bussiness , La tentation de l’émeute

De l’économie de la peur

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En ce 11 novembre.

L’image contient peut-être : une personne ou plus et texte

A tous les pourris encravatés qui ce matin devant les monuments aux morts vont nous débiter les conneries habituelles du genre « honneur à ceux qui ont donné leur sang pour la france  » je réponds « non connard, ils ne l’ont pas donné, on le leur a pris »

L’Europe en danger(s)? – Le dessous des cartes – 05.09.15 (Arte)

Un quart de siècle après la chute du mur de Berlin et la fin de la Guerre froide, l’Union européenne est confrontée à toute une gamme de nouvelles tensions à sa périphérie. Syrie, Irak, Libye, Sahel, Ukraine, Jean-Christophe Victor tente de faire une synthèse de ces nouvelles zones d’insécurité, perçues comme des menaces par les États européen

 
Terrorisme, raison d’Etat (1/2) – ARTE –

En Somalie, le règne des seigneurs de guerre sur le business de la terreur

Quand la guerre fit irruption au Coun­try Club de Mogadiscio [le 14 juin dernier], les entrées venaient d’être servies. Cinquante personnes, hommes d’affaires et membres du gouvernement, étaient attablées à de longues tables couvertes de mets : ragoût de dromadaire, viande de chevreau, homard et espadon. Soudain, une camionnette piégée a explosé devant le portail, pulvérisant des parties entières du mur de protection, ainsi que l’étage supérieur de la villa, et détruisant toute la façade avant.Puis quatre assaillants armés de fusils d’assaut ont tiré sur les gardes de sécurité de ce club, et pris d’assaut un restaurant situé en face. Douze heures plus tard, quand le dernier combattant fut enfin abattu, 3 gardes de sécurité et 16 clients étaient morts.

Six semaines plus tard, il ne reste plus une trace de l’attaque. En ce lundi matin, Manar Moalin attend ses clients. Elle se tient sur une tourelle à l’entrée de son établissement. Cette femme de 33 ans, du rouge aux lèvres et du fard doré aux paupières, observe un véhicule blindé en train de contourner les barrières en béton et les gardes de sécurité lourdement armés qui se reposent à l’ombre et mâchent [des feuilles de] khat [plante aux effets euphorisants] devant son Country Club.

Un mur de sable et de ciment de 2,5 mètres d’épaisseur protège à présent le club. La villa, fraîchement repeinte en blanc, est de nouveau resplendissante. Des cocotiers et des caoutchoucs entourent deux huttes ouvertes coiffées de feuilles de palme.

Le Country club de Mogadiscio est un espace entre le palais, la forteresse et la cabane en bois, mais c’est avant tout un refuge pour les hauts membres du gouvernement, un lieu de rendez-vous pour les hommes d’affaires et les riches de la ville. Et c’est peut-être le lieu le plus étrange de Mogadiscio, la capitale de l’État le plus en faillite de tous les États. Cela fait 27 ans qu’il n’a pas de gouvernement capable de contrôler toutes les régions du territoire, cela fait 30 ans qu’il est en guerre.

Ici, ce sont les seigneurs de guerre et les hommes d’affaires douteux qui règnent, et bien sûr les chebabs, ces alliés d’Al-Qaida, qui ont à leur actif plus de 4 200 morts rien qu’au cours de l’année passée. Le récent attentat du 14 octobre, qui a fait au moins 358 morts, est aussi attribué au groupe terroriste islamiste [même si ce dernier ne l’a pas revendiqué]. Et pourtant Mogadiscio est en plein boom. Mogadiscio est la capitale de la peur, et son modèle économique est le chaos.

les armes sont la seule denrée que nous exportions en grande quantité vers les non-zones ( zone grise ou pays du sud ) . Trumps vient de signer des contrats d’armement avec l’Arabie Saoudite et le Qatar pour lutter contre l’EI et l’Iran, les nouveau membre de l’axe du mal. C’est bon pour le business, mais mauvais pour la paix et la stabilité. Cela va amener les autres pays de la régions en réactions a s’armer.

La renaissance des tensions actuelles fait dire que le complexe militaro-industriel est derrière tout ça :

« 

L’ennemi, c’est celui qui vous hait et veut vous détruire, l’adversaire, c’est celui qui vous aime et veut vous transformer. Les démocraties cultivent leurs ennemis ; elles liquident leurs adversaires.

  • Globalia, Jean-Christophe Rufin, éd. Folio, 2005 (ISBN 2-07-0309018-5), Réunion des oligarques, p. 470

Pour Ballé Preira : 

Disons-le tout net, ce qu’il est convenu d’appeler terrorisme, extrémisme violent est une réalité tangible avec des ravages incommensurables. L’actualité est souvent ponctuée dans plusieurs pays (Nigéria, Somalie, Mali, Kenya, Libye, Afghanistan, France, Etats-Unis, Irak, Syrie, etc.) des agissements de ces multiples bandes et groupuscules armés écumant et pillant villes et villages avec de nombreuses victimes innocentes.

Ce fléau se nourrit de la prolifération et de la distribution des armes de tout calibre, facilitées notamment par le business florissant des complexes militaro-industriels qui tirent grand profit du surarmement, du terrorisme et des conflits (il y a même des guerres dites préventives pour justifier les énormes dépenses militaires). Une véritable économie de la guerre et de la peur qui appelle de tous ses vœux et stratégie la poursuite et le développement d’un monde de tensions et de luttes armées.

De l’économie de la peur – impact.sn

Point n’est besoin de s’attarder sur les crises en Irak, en Syrie, en Libye, en Afghanistan, en Palestine où la stratégie ressemble plus à celle du pyromane-pompier. Le chaos qui s’y installe est notamment le résultat de l’œuvre de ceux qui disent vouloir maintenant l’éteindre. Un remède qui crée plus de mal. Drôle de médecins, drôles de thérapies !

Aujourd’hui, sous prétexte de lutter contre le phénomène inquiétant du terrorisme, des Etats se dotent d’équipements militaires impressionnants qui laissent souvent en jachères les véritables priorités en matière d’éducation, de santé, d’agriculture, d’industrie, de services, de lutte contre la délinquance et l’insécurité, le phénomène des enfants de la rue, le désœuvrement des jeunes. Il ne faut pas lâcher la proie pour l’ombre, la réalité pour les supputations. Certes, l’adage dit que « qui veut la paix, prépare la guerre » mais avec des proportions raisonnables.

De nos jours, il est admis et démontré que l’outil militaire, aussi important soit-il, n’est qu’un maillon de la chaîne de lutte efficace contre l’extrémisme violent.C’est ce qu’avait soutenu lors du Forum Paix et Sécurité à Dakar en novembre 2015, Elissa Slotkin, ancienne Secrétaire adjointe à la Défense pour les affaires de sécurité internationale américaine :

« Nous avons malheureusement beaucoup appris de 2001 à maintenant. Et nous l’avons appris à travers un travail acharné mené par l’armée américaine, mais aussi par tout le gouvernement américain et par les gouvernements de nos partenaires. Nous avons également appris qu’il n’y a pas seulement une solution militaire à ce problème terroriste. Une approche militaire directe peut de temps en temps exacerber le problème terroriste. ».

Dans le même ordre d’idées, l’éminent chercheur sénégalais Alioune Sall, directeur exécutif de l’Institut des futurs africains basé à Pretoria, avait ajouté :

« J’étais quand même heureux d’entendre des responsables civils et militaires dire que la lutte contre le terrorisme devait être inscrite dans la durée, qu’il n’y avait pas de solution militaire, purement militaire à la lutte contre le terrorisme. J’ai dit que cela me paraissait être des réflexions qui allaient dans la bonne direction. »

Ainsi donc, nous avons besoin de solutions plus holistiques qui englobent les aspects d’éducation, de formation et de sensibilisation, de lutte contre la pauvreté et l’exclusion pour couper l’herbe sous les pieds de ces entrepreneurs du chaos qui exploitent ces terreaux fertiles avec des manipulations et raccourcis théologiques poussant notre frange juvénile vers des projets chimériques et dangereux.

Au demeurant, les Etats puissants doivent aussi, pour la stabilité du monde, faire preuve de plus lucidité en cessant cet hégémonisme guerrier et sanguinolent qui a fini de déstabiliser de nombreuses zones géographiques pour des intérêts de domination et d’influence. Cela développe malheureusement des réactions primaires, incontrôlées et regrettables dans ces pays.
Pour assurer une paix durable, il nous faut plus de justice, de solidarité, d’échanges, de développement et moins de business désincarné et dévastateur, de diabolisation et de phobie par rapport aux visions et croyances des autres. L’heure est à la nécessité de substituer l’économie de la paix au business de la peur.
Manar Moalin quitte son observatoire pour aller se percher sur une espèce de trône en bois dans le jardin

Amabilités et gros contrats, le bilan de la visite de Trump en Chine

 
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 La stratégie de la mouche: pourquoi le terrorisme est-il efficace ?

Stratégie du chaos…Créé le lundi 18 juillet 2016
La stratégie de la mouche ? Par Enkolo dans Accueil le 

« La sécurité est notre affaire »

 

 

 

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 » Bienvenue dans le nouvel ordre sécuritaire, tout droit inspiré des tarés post-911, qui pensent gouverner le monde avec des chars et missiles.
Je pense à Franklin : ceux qui laissent leur liberté pour plus de sécurité n’obtiennent ni sécurité ni liberté.

Jean-Christophe Rufin, Globalia. Gallimard, Paris 2004 ; réédition, Paris: Gallimard, 2005, 499

 « Chacun est libre de ses actes. Or, la tendance naturelle des êtres humains est d’abuser de leur liberté, c’est-à-dire d’empiéter sur celle des autres. LA PLUS GRANDE MENACE SUR LA LIBERTÉ, C’EST LA LIBERTÉ ELLE-MEME. Comment défendre la liberté contre elle-même ? En garantissant à tous la sécurité. La sécurité c’est la liberté. La sécurité c’est la protection. La protection c’est la surveillance. LA SURVEILLANCE, C’EST LA LIBERTÉ

Évitez aussi d’être, comme moi, atteint d’une funeste « pathologie de la liberté », vous deviendriez vite l’ennemi public numéro un pour servir les objectifs d’une oligarchie vieillissante dont l’une des devises est :
« Un bon ennemi est la clef d’une société équilibré. » 

Globalia :Un grand roman d’aventures et d’amour où Rufin, tout en s’interrogeant sur 
le sens d’une démocratie poussée aux limites de ses dangers et de l’obsession sécuritaire et du rapport nord sud, évoque la rencontre entre les civilisations et les malentendus, les espoirs et les violences qui en découlent.

L’Etat ment.

« Ce qui est une réalité de l’époque actuelle, en revanche, c’est la remilitarisation du maintien de l’ordre. Avec ses nouvelles armes, la police tire à nouveau dans la foule. L’état d’urgence permet à présent aux forces de l’ordre de garder leurs armes à feu en permanence, des manifestants sont très gravement mutilés voire tués, des peines de prison exorbitantes sont distribuées.

….

Mais évidemment, le vrai danger semble venir de « l’ultra-gauche ». » A l’ombre des marronniers, le fascisme qui vient – 

Désintox.

12 000 personnes radicalisées ? Ou bien 19 000 ? On lit beaucoup d’informations contradictoires à propos du Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT).

A lire sur Libération.fr

«La mesure de la radicalisation n’est évidemment pas une science exacte.» Les sénateurs qui se sont penchés sur la question le reconnaissent d’emblée.

Cette distinction n’a que rarement été faite dans le débat public. C’était le cas en mai 2016. Devant la commission parlementaire chargée d’évaluer l’efficacité de l’antiterrorisme français, Olivier de Mazières, alors chef de l’Etat-major opérationnel de prévention du terrorisme (Emopt), avait différencié les «13 000 signalements actifs» et les «plusieurs centaines de signalements [qui] sont soit en veille, soit clôturés».

En avril 2017, le Monde cite à son tour le chiffre de «4 000 « objectifs » des services» de renseignement, pour un total de 16 000 inscrits.

Le «haut du spectre» concerne «les individus les plus radicalisés, les plus dangereux, suivis par la DGSI », explique en janvier au Parisien le chef de l’Emopt de l’époque, Olivier de Mazières. Selon lui, le FSPRT comportait entre 15 000 et 16 000 entrées début 2017. Des chiffres qui recoupent ceux du Journal du Dimanche et du Monde.

Un fichier «stabilisé».

Reste désormais au ministère à se caler sur une manière de communiquer les statistiques du FSPRT. Beauvau y a d’autant plus intérêt que pour l’Intérieur, le fichier a vocation à devenir, dans le débat public, le premier indicateur de la radicalisation terroriste en France. Exit les fiches S, qui recouvrent une diversité de phénomènes dépassant largement le jihadisme, et sont l’objet de nombreuses confusions et raccourcis. Il semble que pour promouvoir cet indicateur encore méconnu, le ministère ait donc décidé de ne plus communiquer que sur les actifs, 12 075, légèrement arrondi à la baisse à 12 000. Chiffre rond.

Ce 1er novembre, l’état d’urgence promulgué au lendemain des attaques de novembre 2015 prend fin alors que ses principales mesures sont inscrites dans le droit commun par la nouvelle loi antiterroriste

 La France bascule dans l’état d’urgence permanent

Ce 1er novembre, l’état d’urgence promulgué au lendemain des attaques de novembre 2015 prend fin alors que ses principales mesures sont inscrites dans le droit commun par la nouvelle loi antiterroriste, tout juste signée par Emmanuel Macron et publiée au Journal officiel. La France adopte sa législation la plus sécuritaire de la Ve République et l’une des plus liberticides d’Europe.

VIDÉO – Regardez France Inter en direct

l’évènement de Liberté pour Antoine et arrêt des poursuites.

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Plus d’infos sur :Radicalisation policière

« La protection, ce sont les limites. LES LIMITES, C’EST LA LIBERTÉ. »

Dans Les Marchands de la ,peur Altman ( Alain Bauer)  : Je regrette de vous dire que non. Les riches sont bien pauvres en la matière. La peur est rare, voyez vous. La vraie peur, celle que l’on peu s’identifier, celle qui vous frôle au point de vous cure la peau, celle qui entre dans la mémoire et y tourne en boucle toute la nuit. Et pourtant cette idée là est vitale. Dans nos société de liberté, c’est la seule chose qui fait tenir les gens ensemble. Sans menace, sans ennemi, sans peur, pourquoi voudriez vous obéir, pourquoi travailler, pourquoi accepter des ordres ? Croyez moi un bonne ennemi est la clé de voute d’une société équilibré. Cette ennemi là, nous n’en avons plus »  . Les attentats, vous savez sans ennemi. L’essentiel n’est pas là. Il ne suffit pas que se perpétuent des formes de la tragédie, il nous faut des héros pour les interpréter.

La sécurité est l’affaire d’une société entière  « Il est là, l’effroi d’aujourd’hui…

Se dire que dans notre société on ne pourra pas compter sur la collectivité », tels furent les mots d’un procureur à l’occasion d’une sordide affaire d’agression dans le métro*. Cette société nous n’en voulons pas ! La question de la sécurité est un sujet qui dérange les consciences.

Selon un sondage de l’Ifop, quatre français sur cinq se sentiraient en insécurité… et pour cause. : le candidat Philippe Poutou déclarait lors de la période électorale que

« la police au contact de la population n’a pas besoin d’être armée ! » ; « on veut désarmer les policiers car ils agressent dans les manifs, les jeunes et les quartiers populaires ».

La France est un terreau fertile à l’insécurité et injustice : chômage élevé, prisons bondées, immigration et assimilation en échec partiel,… les causes sont nombreuses.

La solution résiderait-elle donc dans l’augmentation des effectifs ? Pour Pierre-Olivier Drai, se concentrer sur le binôme antinomique malfaiteur/policier est limité, car il retire la société de l’équation.

Or, pour ce spécialiste des questions de sécurité personnelle,

« la sécurité est l’affaire de tous »

. Au-delà du binôme malfaiteur/policier Voici un extrait de son livre Self-sécurité : « ‘La sécurité est l’affaire de tous’, entendons-nous régulièrement. Voilà une première indication importante ! Littéralement la sécurité est donc ‘à faire par tous’ puisque telle est l’étymologie du mot ‘affaire’.

Loin d’être un slogan creux, cette phrase est un rappel à l’obligation citoyenne dans la vie en société. Elle est l’une des conditions de la citoyenneté. A telle enseigne qu’en contrepoint de ce rappel le discours public ambiant a retenu le terme de ‘démission’ ; celle des instituteurs, des parents, des citoyens de façon générale. Evidemment, parler de ‘démission’ suppose en premier lieu une ‘mission’, un ensemble d’actions préalablement confiées. Dans la discussion qui nous intéresse, cette mission est exprimée par le contrat social dans sa formulation la plus emblématique de ‘monopole [par l’Etat] de la violence physique légitime’. En dépit des apparences, cette phrase n’exclut en rien l’utilisation d’une ‘force légitime’ par d’autres acteurs (la population, le secteur privé) que l’Etat, sans quoi la légitime défense et les vigiles de supermarchés ne pourraient exister.

 Le MONDE SOUS SURVEILLANCE /

Un œil sur vous, citoyens sous surveillance » ARTE 

Le 16 mai 2017 la cybersécurité, Le 13 août 2016 Infrarouge, vous êtes en Garde a Vue! de la servitude moderne – le livre libre acces au livre de la servitude moderne de jean françois brient sur le système totalitaire marchand autrement appelé démocratie libérale appel au changement et à la revolution  DELASERVITUDEMODERNE.ORG

La phrase implique simplement que la ‘force légitime’ est autorisée, déléguée et définie par l’Etat qui la détient. Au coeur du contrat social se situe donc l’action de l’individu pour sa sécurité. Tout au long de cet ouvrage, nous verrons comment l’individu peut ‘remplir sa part du contrat social’. Que se passe-t-il lorsque l’individu, ou la société au sens large, cesse d’assumer son rôle ? Là encore, l’éloquence des mots suffit à répondre. La ‘délinquance’, grande ou petite, qui s’invite à la première page des journaux et dont on discute tant en se demandant si les pouvoirs publics devraient durcir le bâton  est en fait la nôtre !

La ‘délinquance’ a pour apparenté étymologique ‘ce qu’on laisse couler’, ‘ce qu’on laisse faire’. Il s’agit moins de juger ce que font les autres que d’évaluer ce qui n’est pas fait.

« Renier sa part du contrat social, ne pas remplir sa propre obligation de sécurité, revient à laisser le champ libre à celles et ceux qui se mettent ‘hors la loi’ ». L’individu et la société face à l’insécurité A son échelle, un individu peut se sentir impuissant face à un déferlement de violence, quelle qu’elle soit. »

Bien entendu, cela ne fait pas tout, mais il dispose d’un arsenal juridique lui permettant ou lui imposant d’avoir un effet : légitime défense (article 122-5 et -6 du code pénal) ; droit d’appréhension (art. 73), obligation d’assistance et de secours (article 223-6), etc.

 

 

1- Présentation du fonctionnement de « Voisins Vigilants et Solidaires »

 

« C’est à la fois très violent, très pénible, physiquement et psychologiquement. Ce type d’agression sauvage est malheureusement assez banal. » Si même les politiques démissionnent, il est important de voir quel rôle vous avez à jouer au quotidien, dans notre sécurité. Commandez ici Self-sécurité.   * « Agression dans le métro de Lille : personne ne m’a aidée », Le Figaro, 25 avril 2014.

45min 
Voisins vigilants : la surveillance privatisée

Voisins vigilants : la surveillance privatisée – France Culture

L’union fait la force et lorsque les initiatives se conjuguent dans un même but, c’est-à-dire celui d’une société plus sûre et responsable, les exemples sont nombreux : Guardian angels, mouvements d’autodéfense, milice, police communautaire au Mexique, red shirt en Inde pour assurer la protection des femmes, sapeurs-pompiers volontaires, les GREAT aux Etats-Unis qui luttent contre les gangs, « Voisins Vigilants », Pâquis à Genève… . Par exemple, au Pays-Bas, le réseau citoyen Burgernet s’est formé en 2004. 8,5% de la population est inscrite dans le réseau.

le marché de la cyber-sécuritéLa société de SURVEILLANCE

 

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‘Dangerous precedent’

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Les enfants soldats

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Voici une vidéo réalisée sur la chanson « Allons enfants… » de la Canaille. Nous vivons en ce moment des passages difficiles ou il est très facile de sombrer dans le communautarisme ou le repli national et ainsi faire le jeu des extrêmes. J’ai voulu réaliser cette vidéo pour montrer que cela est dangereux car l’on a vu par le passé ce que cela peut engendrer. On peut avoir envie de vouloir défendre son pays, ses idées son modèle de vie, ses croyances, mais la ou cela devient dangereux c’est lorsque l’on veut les imposer aux autres…

Pour moi, tout courant d’idée qui admet la dictature — franche ou estompée, «droite» ou «gauche» — est au fond, objectivement et essentiellement, fasciste.
Pour moi, le fascisme est surtout l’idée de mener les masses par une «minorité», par un parti politique, par un dictateur. Le fascisme, au point de vue psychologique et idéologique, est l’idée de la dictature.
VOLINE : Hate in Trump’s America

L’Europe en danger(s)? – Le dessous des cartes – 05.09.15 (Arte)

Défilé …

L’image contient peut-être : texte
J’aime J’aimeAfficher plus de réactions  la publication de Xavier Delucq.

François Grob

Une petite pensée sur le massacre à n 1Nice.

On ne sait pas s’il s’agit d’un attentat ou un acte de folie. Par exemple, pour le cas de crash de l’avion avec le co-pilote dépressif suicidaire, il ne s’agissait pas d’un attentat, mais d’un acte de folie qui n’était pas motivé par des convictions politiques ou religieuses.

Pourtant, là, tous les médias nous parlent d’un attentat en gros orchestré par Daesh, sans pourtant qu’à ma connaissance il n’y ait encore d’informations précises. Ce genre d’action, de foncer dans la foule avec un camion, peut être l’acte d’un déséquilibré, sans motivation terroriste, idéologique ou religieuse. A ma connaissance, Daesh n’a d’ailleurs pas revendiqué cet acte, même si bien sûr cela peut évoluer. L’enquête permettra aussi d’en savoir plus.

C’est beaucoup la nationalité, tunisienne, qui a directement convaincu les médias qu’il s’agissait de terrorisme. C’est un peu léger. Si le copilote dépressif avait été arabe, c’est sûr que tous les médias auraient aussi parlé direct de terrorisme et pas d’acte de folie.

Alors, bien sûr, le choix du 14 juillet peut faire légitimement penser à un acte terroriste, mais tant qu’on n’en est pas sûr, il convient d’être prudent et de prendre du recul, ce que ne font pas du tout les médias actuels, ce qui je trouve est regrettable.

« Terroriste blanc en voiture, noirs avec kalachnikov, même merdes idéologiques. »

The Siege 1998 Bruce Willis ✪ Bruce Willis Movies, Denzel Washington, Annette Bening

The Siege 1998 on Vimeo

Tout se passe comme si les sociétés occidentales ne pouvaient pas penser le djihadisme en dehors du registre de la psychiatrie.

Sadiq Khan : « Le terrorisme est le terrorisme, qu’il soit inspiré par l’islam ou pas », dit Sadiq Khan

On ne vaincra jamais l’idéologie salafistes par la force brute. Il y a onze ans, les Etats-Unis suivis par le monde entier, lançaient la guerre en Afghanistan. Sans débats. Sans l’ombre d’un doute. Comme un acte de légitime défense, après les attaques du 11 septembre 2001. Aucun discours officiel n’a résisté à l’épreuve des faits. Tous les acteurs du conflit, membres des services secrets américains, commandants des force américaines, cadres talibans, seigneurs de guerre afghans, négociateurs de l’ONU, dirigeants pakistanais, responsables des ONG, racontent et démontent l’engrenage d’une guerre. Afghanistan, le prix de la vengeance 2012 – YouTube : Afghanistan, le prix de la vengeance – l’Indigné Révolté

Au lendemain du 13 novembre, le pays est sous le choc. François Hollande décrète l’état d’urgence pour douze jours. Prolongé par le Parlement le 20 novembre pour trois mois, il a à nouveau été prorogé, en janvier, jusqu’au 26 mai. Serge Moati et Yoann Gillet entreprennent de décrypter les mécanismes de cet état d’exception, institué par la loi pendant la guerre d’Algérie en 1955.

France Etat d’urgence, vu de l’intérieur ARTE

L’état d’urgence est-il nécessaire ? Ce sujet, qui ressemble à l’intitulé d’une dissertation de préparation à l’ENA, divise le pays depuis les attentats du 13 novembre (…) Face à ces mesures d’exception sensées durer douze jours, finalement prolongées et prolongées encore, une question se posait : jusqu’où étions-nous prêts à aller pour assurer notre sécurité ? . C’est une histoire de notre temps, d’une France qui se cherche, plus que jamais, entre sécurité et libertés.      

EN DIRECT – Le chauffeur d’une camionnette a fauché des cyclistes et des passants mardi à Manhattan, faisant huit morts et 11 blessés, dans le premier attentat meurtrier à New York depuis 2001. Le maire de New York, Bill de Blasio, a condamné «un acte de terrorisme particulièrement lâche».

 Un Ouzbek de 29 ans, auteur présumé de l’attaque qui a fait huit morts mardi à Manhattan, « s’est radicalisé aux Etats-Unis », où il vit depuis 2010. Le Monde Des images filmées par des témoins racontent l’attaque terroriste à la voiture bélier à New York. Huit personnes ont été tuées et onze blessées vu par 39 K vues – 235235 – 50 partages

 

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US: Are ‘anti-Sharia’ bills legalising Islamophobia?

« Un précédent dangereux »

Ibrahim Hooper, le directeur national des communications au Conseil sur les relations islamiques américaines (CAIR), a déclaré que l’envoi du suspect à Guantanamo « serait à première vue inconstitutionnel ».

« Cela créerait un précédent très dangereux pour traiter différemment les Américains sur la foi, l’ethnicité ou l’origine nationale et pourrait créer un système juridique à deux niveaux », at-il déclaré à Al Jazeera. prétendument réalisée par les musulmans.

S’exprimant par téléphone mercredi matin, Hooper a fait allusion à un tir de masse qui a fait 58 morts à Las Vegas le mois dernier. Dans cette attaque, Stephen Paddock, un homme blanc de 54 ans des États-Unis, a ouvert le feu sur un concert de musique country. L’assaillant a également pris sa propre vie.

Dans la foulée de l’attaque, Trump a exhorté à la prudence en réponse aux appels généralisés au gouvernement pour renforcer les lois sur les armes à feu. Un mémo distribué par la Maison Blanche a déclaré que « de nouvelles lois n’arrêteront pas un fou ».

Hooper a accusé le président de « montrer une différence dans son approche des différents incidents sur la base de qui sont les auteurs présumés » et d’afficher une méfiance dans la capacité des autorités à exécuter leur travail.

Mercredi, Trump a déclaré que les Etats-Unis devaient « imposer une punition beaucoup plus rapide et beaucoup plus grande que la punition que ces animaux reçoivent maintenant ».

Il a ajouté:

« Nous avons besoin d’une justice rapide et nous avons besoin d’une justice forte – beaucoup plus rapide et beaucoup plus fort que ce que nous avons en ce moment parce que ce que nous avons maintenant est une blague et c’est une risée. »

« Ni légal, ni efficace »

Wade McMullen, un avocat du Centre des droits de l’homme Robert F Kennedy basé à Washington, DC, a fait écho aux critiques de Hooper sur les commentaires du président mercredi.

« Il n’est même pas utile de réagir si la suggestion du président d’envoyer ce suspect à Guantanamo est légale ou même efficace – ce n’est clairement ni l’un ni l’autre », a-t-il déclaré à Al Jazeera.

McMullen a souligné la réponse de Trump à une attaque meurtrière lors d’un rassemblement suprématiste blanc à Charlottesville, en Virginie, le 12 août.

George W. Bush en avait banalisé l’usage, autorisant la technique des simulations de noyade – le waterboarding. Donald Trump, lui, « normalise » le sujet. Il le dépouille de toute connotation éthique. La torture, on peut en débattre. Il y a du pour et du contre. C’est affaire de coûts-résultats, un problème technique – pas moral. Au nom du refus du politiquement correct – qu’on finira par regretter –, un tabou tombe : la torture revient. La Torture made in USA [fr] – YouTube : Portant sur la politique extérieure des États-Unis, le nouveau film de Michael Moore sera présenté au Festival de films de Toronto en septembre 

« Ce dernier brûlot du cinéaste cible la politique extérieure américaine. Moore explique la genèse du projet : «La question des États-Unis perpétuant une guerre infinie est quelque chose qui me préoccupe depuis un certain temps et c’est le prétexte nécessaire à une bonne satire. Il y a ce besoin constant d’entretenir l’existence d’un ennemi potentiel afin de garder vivant tout ce complexe militaro-industriel et d’entretenir les entreprises qui en retirent beaucoup d’argent en faisant de très bonnes affaires.»

A lire Globalia. JC Ruffin

Fermer Guantánamo était une des promesses électorales de Barack Obama. Située sur une base américaine à Cuba, la prison accueille depuis 2002 les « ennemis combattants » de l’Amérique, dans la guerre lancée par George W. Bush contre le terrorisme après les attentats du 11 septembre 2001. Aujourd’hui, elle entache l’image des États-Unis. 

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Trump reactions to ISIL and far-right attacks compared

Pendant cet incident, James Alex Fields, qui avait été photographié en train de marcher avec des néo-nazis plus tôt dans la journée, aurait labouré sa voiture dans une marche antiraciste, tuant Heather Heyer, une activiste de 32 ans et blessant 19 autres.

Bien que Trump ait par la suite dénoncé l’attaque et désavoué une foule d’organisations suprématistes blanches qui ont participé au rassemblement, il a insisté sur le fait qu’il y avait «de très bonnes personnes» parmi les suprématistes blancs et les contre-manifestants.

« Ce que nous devrions demander, c’est pourquoi ce président est rapide à utiliser un langage aussi radical et extrême à la suite de la tragédie de New York, mais après l’attaque terroriste à Charlottesville, ne pouvait que se demander comment il y avait de très bonnes personnes des deux côtés »,

a déclaré McMullen.

« Le racisme et l’islamophobie n’aboutiront jamais à une politique antiterroriste saine, légale ou efficace ».

L’Union américaine des libertés civiles (ACLU), une autre organisation de défense des droits, a également condamné la précipitation de Trump à imposer des mesures radicales à la suite de l’attaque.

« Envoyer Saipov à Guantanamo ou le traiter comme un » combattant ennemi « violerait la régularité de la procédure et la primauté du droit », a déclaré mercredi Anthony D Romero, directeur exécutif de l’ACLU.

« C’est une honte que Trump utilise cette attaque comme une plate-forme pour pousser son programme anti-immigrés, anti-musulmans. »

 

SOURCE: AL JAZEERA NEWS : nNEWS/UNITED STATES NYC attack: Groups blast Trump’s Guantanamo comments by

Aucune déclaration fracassante face a cette autre tuerie  États-Unis/fusillade: 3 morts près de Denver …. mais bon, ce n’était pas l’eouvre d’un membre de la communauté musulmanne.

Le replis sécuritaire en Europe, Etat Unis, et Asie  ou le retour de système autoritaire aux moyen orient qui devrait se traduire par d’avantage de discrimination et divisions envers la communauté musulmane ou personnes de confession musulmane. Daesch, Al Qaida ou d’autres organisation terroristes djihadistes espèrent en retour un malaise supplémentaire de cette communauté qui en réaction se replierait sur elle même, s’auto radicalisera et amènera de nouvelles recrues grandir les « soldats du califats »

Le terroriste n’est pas que lié a l’islam. Une autre réaction est la poussée des mouvements ou partis populistes. Trump en est la représentation.

Des commandos terroristes d’extrême droite peuvent aussi utiliser les mêmes méthodes pour terroriser la population ( cf ULTRA-DROITE ).

Bref le terrorisme islamiste et celui d’extrême droite ainsi que les mouvements populistes s’auto-entretiennent. Les perdants sont bien sur , ou le monde arabe serait plongés dans le chaos l’insécurité et des régimes autoritaires, tandis que les démocraties, démunies face a cette menace qu’elles auraient elle même contribuer a faire prospérer se repliront avec des lois toujours plus liberticides, scélérates.

MORE ON ISLAMOPHOBIA

n . ENTRETIEN « Le terrorisme favorise un état d’esprit antidémocratique » Michel Rosenfeld, ­professeur de droit à la Cardozo School of Law de New York, est spécialiste de droit constitutionnel comparé et de philosophie du droit.

1Nice

Kaboul: forte explosion dans le quartier diplomatique

 « Le studio de la terreur » : Au coeur du Hollywood de Daech Créé le samedi 03 décembre 2016 

Xénophobie business

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Surveillance au bénéfice de grands groupes industriels/ Monitoring the benefit of large industrial groups

« Les dispositifs qui prétendent contrôler les migrations ne servent pas les objectifs qu’ils prétendent viser.  » Claire Rodier, auteur du livre Xénophobie Business – See more at: http://info.arte.tv/fr/les-clandestins-en-ligne-de-mire#sthash.WyUAuUWa.dpuf / « The devices that claim to control migration does not serve the purposes they claim to aim for. « Claire Rodier, author Xenophobia Business – See more at: http://info.arte.tv/fr/les-clandestins-en-ligne-de-mire#sthash.WyUAuUWa.dpuf
– Surenchère technologique / – Technological increment
– « Le marché » de l’immigration / – « The market » of immigration
– Amalgame public-privé / – Public-private Amalgame
– « Gestion des migrants » / – « Management of migrants »

Elle analyse par ailleurs la stratégie des grands groupes de la sécurité : « On observe un glissement progressif du marché de l’armement militaire vers le secteur civil, où le marché de la lutte contre l’immigration est très porteur », explique-t-elle dans un entretien pour Bastamag. – See more at: http://info.arte.tv/fr/les-clandestins-en-ligne-de-mire#sthash.WyUAuUWa.33nDBgeI.dpuf
She also analyzes the strategy of large security groups: « a gradual shift in the market for military weapons to the civilian sector is observed, where the fight against immigration market is very promising, » he explains she in an interview for Bastamag. – See more at: http://info.arte.tv/fr/les-clandestins-en-ligne-de-mire#sthash.WyUAuUWa.33nDBgeI.dpuf

Catherine Wihtol de Wenden & Claire Rodier – Rencontre croisée sur les migrations :  Cross Meeting on Migration:
NTERVIEW Claire Rodier sort un livre sur les flux migratoires et le poids du secteur privé dans ce secteur :
Claire Rodier released a book on migration flows and the weight of the private sector in this sector:
http://schema.org/Organization « style = » box-sizing: border-box;  « >

Figure reconnue sur les questions migratoires, Claire Rodier publie jeudiXénophobie Business, une enquête sur la gestion des flux migratoires par les Etats, et notamment leur privatisation croissante. / Figure recognized on migration issues, Claire Rodier publishes jeudiXénophobie Business, a survey on migration management by states, especially their increasing privatization.

Les contribuables européens sont également mis à contribution pour financer la protection des frontières : 1,6 milliard d’euros depuis 2000 dont les principaux bénéficiaires sont les grands groupes industriels spécialisés, comme Airbus, Finmeccanica et Thales, souligne l’enquête.
European taxpayers are called upon to fund border protection: 1.6 billion euros since 2000 whose main beneficiaries are the major specialized industrial groups, such as Airbus, Finmeccanica and Thales, says the survey.
Read also: 60 million refugees in 2014, according to UNHCR

Lire aussi : 60 millions de réfugiés en 2014, selon le HCR

Claire Rodier, juriste au Groupe d’Information et de soutien des immigrés (GISTI) et cofondatrice du réseau euro-africain Migreurop. L ‘ouvrage « Xénophobie Business ; A quoi servent les contrôles migratoires ? » Ed. La Découverte. Claire Rodier travaille plus particulièrement sur les politiques européennes d’immigration et d’asile. Elle a participé à de nombreuses publications sur ces thèmes, collaboré à l’ « Atlas des migrants en Europe » Ed. Armand Colin et coordonné l’ouvrage collectif « Immigration. Fantasmes et réalités ». Ed. La Découverte.

2017 qui veut gagner des migrants

Claire Rodier, juriste au Groupe d’Information et de soutien des immigrés (GISTI) et cofondatrice du réseau euro-africain Migreurop. L ‘ouvrage « Xénophobie Business ; A quoi servent les contrôles migratoires ? » Ed. La Découverte. Claire Rodier travaille plus particulièrement sur les politiques européennes d’immigration et d’asile. Elle a participé à de nombreuses publications sur ces thèmes, collaboré à l’ « Atlas des migrants en Europe » Ed. Armand Colin et coordonné l’ouvrage collectif « Immigration. Fantasmes et réalités ». Ed. La Découverte.

Au Conseil européen des 24 et 25 octobre 2013 la question des politiques migratoires à été à l’ordre du jour. Les 28 pays s’accordent sur le principe défendu par le patronat européen selon lequel l’immigration est une « chance pour l’Europe », mais ces pays divergent sur les moyens d’appliquer ce principe. Les pays comme l’Italie et Malte en première ligne ont réclamé une « solidarité européenne » pour accueillir les flux de migrants arrivant par la Méditerranée (Suite aux 2 naufrages qui ont coûté la vie à plusieurs centaines de réfugiés, début octobre). Le Conseil propose de renforcer les moyens de surveillance maritime (FRONTEX) et de mettre en place la nouvelle coordination de repérage aérien et spatial (EUROSUR). Une cellule de pilotage (« TASK FORCE ») sera invitée à faire le point lors du prochain sommet européen, en décembre. (cf. Le n° 31 du mensuel : « le nouveau Bastille République Nations » du 29/10/2013)

L’enquête menée par Claire RODIER sur la gestion des flux migratoires par les Etats de l’Europe l’amène à conclure que cette gestion tend à la privatisation de la politique de migration. Les politiques menées servent moins à empêcher les gens de passer les frontières qu’à générer des profits.

Des sociétés privées de sécurités : un marché florissant


Les nombreux militaires mis au chômage dans les pays industrialisés ont été récupérés par le privé dans les entreprises de la sécurité. Ces multinationales au fonctionnement très opaque opèrent dans le monde entier et leur chiffre d’affaire augmente de 10 à 12 % chaque année. Parmi elles, la G4S, qui emploie 650 000 salariés, est le deuxième plus gros employeur privé au monde. Comme d’autres, elle a depuis une dizaine d’années investit le marché de la surveillance des frontières, de la détention des migrants et des expulsions. Ainsi les gestionnaires des centres de détention des migrants, les gardes ou escortes de ceux qu’on expulse, la surveillance des frontières, etc. sont un marché très juteux.

La construction de murs : un marché florissant


Il y a 18 000 km de murs dans le monde. Le dernier est en train de se monter tout le long de la frontière entre Israël et l’Egypte. Il a pour but d’empêcher les Africains d’arriver en Israël. Juste derrière lui, en plein désert, un camp est également en train de se bâtir. Avec ses 11 000 places de rétention, il sera le plus grand du monde. Il y a le mur entre le Mexique et les Etats-Unis, entre le Bangladesh et l’Inde, entre le Zimbabwe et le Mozambique, la Grèce veut ajouter le sien. Depuis 2011, elle construit sans l’appui de l’Europe qui le juge inutile. Il se trouve à la frontière turque, au passage du fleuve Evros, s’étend sur une douzaine de kilomètres. Le premier mur européen a été construite à Melilla, enclave espagnole au Maroc, en 1995 et s’est renforcé au fil des années jusqu’en 2007.

Les frontières sont devenues mouvantes.
On constate une délocalisation des frontières. Aujourd’hui la frontière sud de l’Europe, ce n’est plus l’Espagne et l’Italie, mais le sud du Maroc ou du Sénégal. Le contrôle se fait en amont des frontières physiques.

FRONTEX.
FRONTEX est une agence créée en 2004 par l’Union européenne, financée par des budgets publics votés par le Parlement, et qui a pour mission la coordination des opérations de surveillance des frontières par les Etats membres. FRONTEX signifie « frontière extérieure » de l’UE, c’est-à-dire les frontières terrestres, par exemple la Pologne, maritimes, par exemple la Grèce, mais aussi tous les aéroports. L’agence fonctionne avec une flotte et des équipements humains fournis par les Etats membres de l’UE. En 2010, elle disposait de 26 hélicoptères, 22 avions légers, 113 navires. Elle aura des drones. Officiellement, son rôle est de coordonner les contrôles frontaliers et de les rendre plus efficaces. Mais petit à petit, elle a pris de nombreuses prérogatives et organise elle-même des opérations. Sorte de petite armée pour cette guerre que mène l’Europe contre les migrants, FRONTEX fait l’objet de nombreuses critiques formulées par les ONG, et aussi par le Parlement européen qui a souligné l’opacité de son fonctionnement. On ne sait pas exactement jusqu’où va sa mission, ce qu’elle a le droit de faire, et qui est responsable en cas d’incident. Jusqu’à présent, il n’y a eu aucune condamnation, même aucune possibilité de déposer des plaintes, parce qu’on ne sait pas devant quel tribunal ça serait possible. Une grande partie des activités du directeur de FRONTEX, qui est le même depuis la création de l’agence, consiste à faire l’interface entre les décideurs politiques et des entreprises privées, notamment des avionneurs et des boîtes spécialisées dans la technologie de pointe : radars, caméras sous-marines capables de repérer à distance les embarcations de migrants. Les sociétés européennes sont assez bien placées sur le marché mais il y a une concurrence étrangère, notamment américaine et israélienne, très performante en matière de surveillance des frontières.

Le juteux marché des migrants.
Les migrants irréguliers sont très utiles dans toutes les sociétés industrialisées et celles-ci ne veulent pas se priver de ce volant de main-d’œuvre dont elles ont besoin.

Libye: 20.500 migrants détenus à Sabratha  dans des centres de détention ou prisonniers de trafiquants, ville de l’ouest de la Libye devenue la plate-forme de départs des migrants vers l’Europe, a rapporté aujourd’hui l’ONU. Le Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR) a indiqué que les autorités libyenne détenaient plus de 14.500 migrants et réfugiés qui étaient auparavant aux mains des trafiquants dans et autour de Sabratha.

 Les autorités estiment par ailleurs à quelque 6000 le nombre de personnes encore détenues par des trafiquants. Depuis la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi, Sabratha est devenue le principal point de départ de l’immigration clandestine, les passeurs y profitant du vide sécuritaire et d’une impunité totale.

Les employés du HCR au contact de ces migrants et réfugiés ont décrit « des souffrances et des abus d’une ampleur choquante ». « Parmi ceux qui ont souffert d’abus aux mains des trafiquants, il y a des femmes enceintes et des nouveaux-nés », a souligné M. Mahecic, ajoutant que des centaines de personnes ont été retrouvées sans vêtements, ni chaussures, et des centaines d’autres ont confié ne pas avoir mangé depuis plusieurs jours.

» Lire aussi – Libye : comment la ville de Sabratha a accueilli Daech, puis s’en est débarrassée

Le HCR a également relevé la présence d’un « nombre inquiétant d’enfants non accompagnés et séparés, beaucoup âgés de mois de six ans », qui ont perdu leurs parents au cours du voyage vers la Libye ou des récents combats à Sabratha. L’agence a réitéré son appel à une action urgente au niveau international pour répondre à la crise en Libye et à l’accueil d’un plus grand nombre de migrants.

BLOGYY.NET  Par contre, l’auteur c’est l’ensemble du réseau antifasciste méditerranéen DEFEND MEDITERRANEA la publication de Yannis Youlountas.

 Libye : Sabratha, la capitale des passeurs, La Libye

L’enfer migratoire de la Libye, 2/3. Sur le littoral de la région de Tripoli où se concentrent les départs vers l’Italie distante d’à peine 300 kilomètres, les contrebandiers font la loi.

Le monde a mis en ligne tout un sujet en plusieurs partie sur la Libye, les passeurs, trafficants
Une entité paramilitaire refoule les embarcations en direction de l’Europe. Elle a fait chuter le nombre de départs vers l’Italie depuis le début de l’été. Partager TDG.CH

Pour préparer le débat en plus du livre « Xénophobie Business » de Claire RODIER vous pouvez aussi lire l’ « Atlas des migrants en Europe » Ed. Armand Colin et l’article de Claire Rodier et Alain Morice dans le Monde diplomatique de juin 2010 « Comment l’Union européenne enferme ses voisins ».

La prochaine rencontre à l’Hôtel de ville de Versailles, à 17h, salle Clément Ader, sera le 07 décembre 2013 avec Gaël Villeneuve pour son livre « Les débats télévisés en 36 questions-réponses » Ed. PUG.
Evelyne LEVEQUE | eveleveque@wanadoo.fr ou 06 07 54 77 35

La famine, utilisé comme arme de guerre par le dirigeant syrien
Anne Tempelhoff
7 h · Grasse, Provence-Alpes-Cote d’Azur ·
Il a fait beau aujourd’hui. Un ciel tout bleu, un grand soleil rigolard, et une température à farnienter en transat.
En Syrie, à Ghouta, les enfants crèvent de faim.
Tout le monde se déchire sur le fait de savoir si le mot « porc » discrédite une cause, si le mot « balance » n’est pas aussi indécent qu’un viol.
En Syrie, à Ghouta, les enfants crèvent de faim.
Elle s’appelait Sahar. Elle avait juste un mois. Celle-ci s’appelait Sahar. Les autres, je ne sais pas.
En Syrie, à Ghouta, les enfants crèvent de faim.
La police française tabasse les migrants à Paris, à Calais, à Menton. La police suisse cogne à Lausanne. La police belge s’éclate à Bruxelles.
Et en Syrie, à Ghouta, les enfants crèvent de faim.
Des enfants qui ont fui la guerre ou la misère dorment dans les rues des pays les plus riches du monde, et parfois s’y prostituent.
En Syrie, à Ghouta, les enfants crèvent de faim.
Des infirmier(e)s, des médecins, refusent de soigner ceux qui sont à la CMU ou à l’AME. Normal, c’est dans la ligne de ce qu’on nous enseigne aujourd’hui.
En Syrie, à Ghouta, les enfants crèvent de faim.
Des enfants sont privés d’école parce que leurs familles sont expulsées manu militari de misérables squats.
Et en Syrie, à Ghouta, les enfants crèvent de faim.
Je sais, j’emmerde.
Mais je vous ai dit qu’à Ghouta, les enfants crèvent de faim?
« Il faut continuer, je ne peux pas continuer, je vais continuer ».
Disait Beckett. L’innommable. Déjà.
n En Syrie, les faubourgs rebelles de Damas affamésVERSAILLES – 16 NOVEMBRE 2013
Xénophobie business – A quoi servent les contrôles migratoires ?

 

Xénophobie Business

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